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Spectacle bluffant au Kalinka

Spectacle

Spectacle bluffant au Kalinka. Il faut sonner pour entrer au Kalinka, un cabaret toulousain situé au 10 bis rue des Teinturiers dans le quartier Saint Cyprien  à Toulouse. Au Kalinka, cabaret toulousain, un spectacle bluffant ! Voyage à Toulouse.

Spectacle bluffant au Kalinka

Spectacle bluffant au Kalinka

Spectacle bluffant au Kalinka

A l’intérieur, des murs noirs sur lesquels sont accrochées des photos de spectacles et plusieurs tables prêtes à recevoir les convives. Ambiance d’un spectacle alliant élégance, sensualité et acrobaties.

Le cabaret avec ses lettres de noblesse

Dans la salle, 4 serveurs et serveuses vous attendent avec un sourire et un maquillage éclatant. La salle se remplie progressivement. Puis les premiers plats arrivent. Et là, soudainement, l’obscurité devient troublante. Soudain au fond de la salle, sur scène, une voix puissante prend la cadence et imprime un style. Très yéyé. Les années 60 en fond sonore, des danseurs, une chorégraphie prenante et des costumes superbes. Tout cela s’imbrique avec une perfection orchestrée. La proximité avec le public vous prend au corps, les paroles viennent spontanément sur les lèvres des spectateurs qui avalent entre deux paroles de vieux tubes un bout de foie gras et lâchent leur couvert pour applaudir frénétiquement.

Changement de tableau. En salle, les danseurs sont déjà à servir le plat suivant. Ne les imaginez pas ruisselant de sueurs ! « Non, ils ont une hygiène de vie de sportif de haut niveau. Et s’entrainent régulièrement.  » Les muscles saillants, ils enchainent le travail en salle et leur performance scénique avec une passion qui se lit dans leurs yeux.

A peine le temps d’allumer les lumières, de changer les assiettes que déjà, ils grimpent avec une facile agilité les marches de l’escalier au fond de la salle qui les mène vers la scène. Changement de décor. Costumes différents, les quatre artistes enchainent les acrobaties avec une poésie délicate et touchante avant qu’un tandem de muscles, Elodie et Yohan Lafage, se dérobe aux lois de la gravité. Dans les airs, pendus à un rideau, ils virevoltent, surprenants le public, bouche bée. Bluffant et à la fois énergisant.

Changement à nouveau de tableau.

La commande de dessert à peine prise que déjà les acteurs, danseurs, acrobates, équilibristes, chanteurs multiplient les prouesses physiques avec une endurance incroyable. « Pas de temps morts et jamais la même chose », explique Stéphane, le patron de l’établissement familial. Cet ancien danseur professionnel, devenu chorégraphe, a quitté il y a 10 ans Fréjus pour voir autre chose. De passage à Toulouse pour une audition, il découvre ce lieu unique et apprend qu’il est en vente. Ni une, ni deux, une discussion rapide et un choix déterminant : le Kalinka est né. Un changement de vie et une  autre manière d’appréhender la vie.

« Le week-end, nous sommes sur scène, on répète, on prépare la salle. Puis la semaine, la vie familiale prend le dessus. On s’occupe des enfants et on vit à la campagne dans le Tarn et Garonne, isolé, loin de tout. On en a besoin. Cela recharge les batteries », sourit-il. « Le week-end,  on vit la nuit. On n’était pas restaurateur. Mais on a appris. Les danseurs n’étaient pas serveurs. Ils ont appris. Cela a été dur au début de trouver le rythme. » Puis, finalement, la sauce prend.  Le spectacle évolue également. Mais avec toujours les mêmes artistes. Car finalement c’est un peu ça que l’on garde en souvenir de ce show : un groupe uni qui se défonce sur scène dans une super ambiance.

« L’équipe est très soudée et c’était capital pour travailler sur de tels rythmes, reconnait le chef d’orchestre de cet ensemble. Mon frère portait des couches culotte quand il a connu sa première scène, sa femme aussi. Marion est toujours à fond avec nous et Thibault, je l’ai entendu chanter à une audition. Derrière, je lui ai proposé de le former à la danse.  Il a appris très vite. Pauline qui fait la cuisine et aide en backstage. C’est aussi simple que ça ! »

Évidemment derrière cette étonnante facilité à s’emparer de la salle, derrière il y a beaucoup de travail. Au total ce n’est pas moins de 80 tenues qui s’échangent. Toutes faites par le chef d’orchestre de ce cabaret d’un nouveau genre. « On n’est ni dans le burlesque, ni dans le frou-frou, plaisante Stéphane. On n’a juste créé un spectacle avec tout ce qu’on aime. On passe des années 60 au hard rock en passant par Madonna et sans oublier la musique grecque. On a tout mélangé pour inventer un style différent. »

L’avenir du Kalinka ?

« J’aimerai que mes neveux reprennent l’établissement et le fassent vivre aussi ! », souligne l’intéressé sans négliger pour autant le sens de la question. « C’est vrai qu’il y a une vague de cabarets à Toulouse qui comptait quand on est arrivé une vingtaine d’établissements. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 5. » La recette pour rester présent dans le cœur des Toulousains malgré ces temps moroses : surprendre, assurément. Nul doute que le Kalinka réussit parfaitement sa mission de ce côté-là ! Le public, lui, ovationne et en redemande déjà !

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La bonne adresse

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5 une etoileune etoileune etoileune etoileune etoile (basé sur 2 avis)

Rédigé par Christel Caulet

le 10 juin 2013

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3 Comments

  • […] d’’une samba digne d’’une parade à Rio de Janeiro à la musique d’ »un cabaret français des années 30 ou d’ »un palais napolitain, un peu comme une sorte de voyage musical […]

  • […] 2 décembre prochain, le cabaret par excellence fermera ses portes pour une rénovation complète. La salle se refait une beauté […]

  • Merci pour ce bel article

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