Share

Face à nous, le Mont Blanc

Alpes

Face à nous, le Mont Blanc. Arriver à Chamonix. Jeter un coup d’oeil automatique vers les sommets enneigés et ne rien voir. Être déçue forcément, obligatoirement. Puis respirer et se dire qu’on verra bien…  Voyage au sommet !

Mont Blanc 1

Face à nous, le Mont Blanc

Face à nous, le Mont Blanc

Acheter son billet pour l’Aiguille du Midi, 60 euros et se dire que c’est pas donné quand même pour prendre un téléphérique qui monte à 3840 mètres d’altitude et attendre son tour. Regarder une dernière fois vers les sommets des montagnes mais non, c’est décidément trop brumeux pour y voir quelque chose. Inch Allah ! Croiser les doigts pour qu’un miracle se produise. Puis grimper dans la cabine du téléphérique. Se retrouver scotchée à un côté vitré. Se dire qu’on a eu de la chance. Et puis regretter d’avoir osé l’avoir pensé pendant une nanoseconde. Commencer la grimpée.

Mont-Blanc

Face à nous, le Mont Blanc

Une certaine appréhension, quand même !

En l’espace de quelques minutes, traverser la route en hauteur. Surplomber la station de ski de Chamonix et sa vallée puis jeter un coup d’oeil aux sapins enneigés juste à nos pieds. Poursuivre la grimpée à une vitesse incroyable. Entrer dans un épais nuage et progressivement perdre pied avec la réalité.  Être au cœur de ce nuage et ne rien voir à plus de 3 mètres. Être forcément triste. Puis alors qu’on continue de grimper, ne plus voir du tout Chamonix, être au dessus des épais nuages. Et découvrir les sommets des montagnes devant nous, sentir la chaleur d’un rayon de soleil sur son visage et entendre la cabine hurler de joie à la découverte de ce spectacle si incroyable ! Admirer la mer de nuages. Terminus.

La grimpée en téléphérique - Mont-Blanc

La grimpée en téléphérique

Descendre du premier téléphérique. Prendre ses premières photos des monts enneigés devant nous sans même savoir qui est qui. Peu importe finalement. Puis, grimper dans un nouveau téléphérique qui nous emmène toujours plus haut. Être excitée par ce nouveau challenge. A mesure que la cabine poursuit son ascension, être subjuguée littéralement par le décor sous nos yeux. Puis verser une larme. Et une deuxième. Discrètement et tellement émue devant la magie et la beauté de ce paysage : des glaciers de montagnes devant nous, la mer de nuage sous nos pieds et à l’horizon toujours des sommets enneigés sous un ciel bleu incroyable. Tout va très vite, ne pas avoir le temps de réaliser. A côté de moi, une petite fille qui hésite entre les pleurs et les sourires. A la fois émue et apeurée par l’enjeu.

Le paysage est grandiose - Mont-Blanc

Le paysage est grandiose

Arriver en haut,  Face à nous, le Mont Blanc

Enfin, au sommet. Et prendre une énorme respiration. Être perdue littéralement dans ce paysage incroyable : des kilomètres de montagnes nous font face sur un panorama à 360°. Faire une pause sur la première terrasse et contempler béatement ce paysage. Trouver enfin un panneau indicateur. Prendre une galerie de glace pour rejoindre un autre bout de terre où se cache une chapelle aujourd’hui transformée en station météo. Arriver enfin face au Mont Blanc et le trouver si beau et majestueux. Autour de nous, le silence. Instant de subjugation par un amas de roche enneigé. Se dire qu’on n’est pas grand chose face à ce colosse de neige. Contempler. Puis faire le tour de cette terrasse des merveilles. Être sur le côté gauche en Italie et sur le côté droit en France. Ne jamais trouver la frontière réelle et s’en foutre.

Percevoir les premiers monts - Mont-Blanc

Percevoir les premiers monts

Face à soi, l’Aiguille du Midi avec ses sommets abrupts. Oser baisser les yeux un instant comme pour se rassurer. Et découvrir des skieurs qui redescendent ce flanc de montagne. Se répéter qu’ils doivent prendre leur pied. On les comprend bêtement. Puis aller sur l’autre versant, en plein froid. Un vent vous glace tout le corps en une fraction de seconde. Respirer pour retrouver son calme. Et avoir du mal à respirer normalement. A côté de nous à 5 mètres, voir une femme tomber dans les pommes et rester anesthésiée par ce spectacle. Heureusement les professionnels de la Compagnie du Mont Blanc sont déjà en train de la secourir. Reprendre ses esprits et avancer dans le couloir du froid. -23° C au compteur en température ressentie. Se dire qu’ils ont du se planter dans leur impression parce que là, pour moi, c’est au moins -160° C. Se rappeler l’expérience de cryothérapie que j’avais faite lorsque j’avais affronté les -110°C. Mettre ses mains dans des moufles et ne jamais les sortir. Du moins, essayer. Tirer fréquemment sur son bonnet pour le remettre en place. Ajuster son écharpe maladroitement. Mettre un pied devant l’autre. Et avancer. Rester en mouvement d’une certaine manière pour éviter de ressentir ce froid tétanisant.

mer de nuages - Mont-Blanc

Une mer de nuages

Face à nous, le Mont Blanc, à seulement quelques mètres

Au bout du couloir du froid, jeter un dernier coup d’oeil sur les alentours, la mer de nuages est toujours là. Sur ma droite, des glaciers de neiges accumulées sur plusieurs épaisseurs. Ouvrir la porte. Entendre le vent s’engouffrer dans la pièce. Faire la queue. Patienter en ignorant complètement la notion du temps. Puis quelqu’un vous invite à chausser d’immenses chaussons et déposer son sac à dos sur un meuble et grimper dans la cage du vide. Là, être comme en apesanteur. Le vide autour de soi. Ne pas perdre le nord. Respirer et contrôler son stress. Sourire malgré tout. Pour la photo, pour le symbole.

Continuer à grimper - Mont-Blanc

Continuer à grimper

Puis penser à rebrousser chemin. Avoir du mal à avancer. La fatigue, sans doute. A moins que ce soit l’altitude. Admirer inlassablement ce décor grandiose. Puis en quelques secondes, le bout du Mont Blanc  se cache. Les nuages nous rattraperaient-ils ? Incontestablement, oui. Leur présence se fait massive. Se dire qu’il est alors temps de repartir. Comme un signe de la nature qui nous rappelle qu’ici, c’est chez elle. On la comprend. Un oiseau vient nous narguer et repart de plus belle comme pour nous lancer un aurevoir au passage. Entamer la descente avec le même frisson qu’à la montée. Avoir complètement zappé le prix de cette ascension et se dire qu’on est des privilégiés. Oui, assurément on l’est !

Piton rocheux - Mont-Blanc

Piton rocheux

Découvrez les visuels de notre expérience Face à nous, le Mont Blanc

L'Italie en face avec ces montagnes infranchissables - Mont-Blanc

L’Italie en face avec ces montagnes infranchissables

Mont-Blanc sublime

Sublime tout simplement

paysage grandiose - Mont-Blanc

Le paysage est grandiose

montagnes horizon - Mont-Blanc

Des montagnes à perte d’horizon

3842 m d'altitude - Mont-Blanc

On est quand même à 3842 m d’altitude

Paysage sublime - Mont-Blanc

Paysage sublime

Panorama de dingue - Mont-Blanc

Panorama de dingue

On est bien là haut - Mont-Blanc

On est bien là haut !

Bien recouverte - froid - Mont-Blanc

Bien recouverte, parce qu’il fait froid

tunnels de glace - Mont-Blanc

Des tunnels de glace

Remerciements aux Balcons du Mont Blanc sans qui cette expérience n’aurait pas vu le jour. Les Balcons du Mont Blanc vous accueillent dans un chalet à l’ancienne et propose dans une ambiance familiale et authentique des séjours et des expériences uniques. A partir de 465€ la semaine

Notez ce lieu

Rédigé par Christel Caulet

le 02 mars 2016

Tags :

Rejoignez le club Jet-Lag-Trips

2 Comments

  • […] Geneva est un établissement 5 étoiles de luxe offrant une vue imprenable sur le Mont Blanc, le lac Léman et la ville de Genève en Suisse. Il se trouve à 3 minutes à pied des Nations […]

  • […] vous avez l’opportunité d’un séjour alpin au pied du Mont-Blanc, dans des chambres lambrissées aux lumières tamisées, profitez de ce lieu hors norme. La […]

Leave a comment