Faire un tour du monde : la Réunion

Faire un tour du monde : la Réunion. Quand j’ai foulé pour la première fois la Réunion, j’étais loin d’imaginer que j’allais y vivre l’une de mes meilleures périodes de ma vie. Pourtant, ce fut le cas. Je dirais même que tout y fut extrêmement simple. La gentillesse de l’accueil et la bienveillance de ses habitants m’ont offert des lieux de reportages extraordinaires dans un cadre 100% naturel.

Faire un tour du monde : la Réunion

Faire un tour du monde : la Réunion

Faire un tour du monde : la Réunion

Quand je suis arrivée à la Réunion, j’étais très loin d’imaginer que le décor y serait aussi grandiose. Car évidemment, le Piton de la Fournaise reste l’une des principales découvertes attrayantes du territoire mais il est loin d’être le seul. La première chose : c’est une terre de contraste. La Réunion offre des décors renversants avec des chutes d’eau vertigineuses, des routes de montagne hasardeuses et des plages bluffantes. C’est vrai qu’en y allant, je m’était dit :  » encore un territoire avec des plages ». Et croyez-moi quand vous venez de passer 3 mois en Polynésie française, c’est bête à dire mais le sable et les palmiers, ça vous lasse. Ça peut paraître snob et con de dire ça mais pourtant, en toute modestie, je crois bien que ce qui m’a le plus plu à la Réunion, c’est que ce petit bout d’île propose autre chose que de belles plages. Et heureusement.

Contrairement à la Nouvelle Calédonie, le sentiment n’est absolument pas le même quand j’arrive sur l’île de la Réunion. Il y fait plus  chaud et très vite, je comprends la différence : ici, vous n’avez pas que des plages sublimes comme en Nouvelle Calédonie. Évidemment il y a le Piton de la Fournaise et des circuits de randonnées à vous faire pleurer. J’occupe alors mes jours de congés et mes week-ends à partir en expédition dans la montagne et à découvrir le fameux volcan de l’île. Quel bonheur !

Explorer le Piton de la Fournaise, quelle magie incroyable car même si on ne part jamais en sa direction sans avoir fait quelques vérifications sur son état, on reste quelque peu intimidée par ce type d’endroit car à tout moment il pourrait se déclencher. Et ça, même si on ne veut pas y penser, au fond de l’esprit, cela reste ! A mon arrivée, j’ai eu de la chance, j’ai retrouvé un monteur vidéo que j’avais rencontré à RFO Cayenne qui était originaire de l’île. Patrick m’a vraiment aidée à m’adapter et à me recréer une famille car la mienne commençait à me manquer. Je n’avais vu aucun des miens depuis maintenant 13 mois et j’étais là pour 3 mois de contrat. De quoi avoir des coups de blues par moment.

Des virées incroyables en pleine forêt

Je me souviens de virées incroyables dans ses forêts. Certes, on connait tous celle qui révèle le Piton de la Fournaise comme la Forêt du Grand brulé mais que dire de la Forêt de Bélouve ? Ou la Forêt de Mare Longue ? Chacune avec ses charmes est rapidement devenue le terrain de jeu de mes randonnées le week-end. Il y a forcément une certaine nostalgie en se rappelant de ces souvenirs. Je me souviens d’un pari fou avec des collègues de RFO : parcourir le tracé de la Diagonale du fou. Je vous rassure de suite, les filles, on n’avait pas pris de chronomètres. Encore heureux ! On a parcouru l’île du Nord au Sud. Bon, sincèrement je ne vous dirai pas en combien de temps on l’a fait parce que c’était vraiment une idée de psychopathes. Mais on l’a fait à notre rythme. Bref, assurément, la Réunion est le terrain de jeu formidable pour les amoureux des activités outdoor. Tyrolienne, accrobranche sans parler des heures de marche à oublier que vous avez des chaussures tellement vous avez mal aux pieds. La Réunion, c’est des treks de fou, des randonnées de barjos, un  brin d’escalade avec la grande chance d’être en contact direct avec la nature.

Quelques souvenirs en Madagascar

Car oui, c’est toujours amusant de se retrouver nez à nez avec des bestioles qui vous semblent venir d’une autre planète. Sans parler des frayeurs lorsque vous vous endormez la première fois dans un carbet que vous venez d’installer. Mais finalement peu importe… Car au final, j’ai pu découvrir des paysages uniques et grandioses, rencontrer des gens merveilleux dont avec certains je suis toujours en contact.  Je ne peux pas m’empêcher également de vous parler de sa voisine : La Madagascar où j’ai été à plusieurs reprises pour des reportages. A l’époque, il y avait eu un coup d’état. Un enfer… J’ai jamais croisé autant de milices armées que là-bas, je crois bien. C’était épique, stressant et agressif. Une pression permanente, en quelque sorte. Je n’ai malheureusement pas gardé un très bon souvenir de la Madagascar même si les paysages y étaient attrayants. L’agressivité que j’y ai rencontré peut sans doute l’expliquer.

L’avantage quand on voyage et qu’on s’expatrie, on profite d’une aisance naturelle à rencontrer des gens, à se recréer un cocon. Des amis que l’on croise dans des endroits improbables et qui vous permettent de vous faire rire en racontant vos aventures. Car au fond, quelque soit la destination où on est allé, on a tous la même passion pour le voyage. Une fois qu’on y a goûté, difficile de faire marche arrière.  Il m’est arrivée de rencontrer des gens à Nouméa et de les recroiser plus tard au cours de mon voyage en Martinique par exemple ! Émotions garanties et flots de larmes au moment de la séparation. Car si on se constitue un cercle d’amis facilement, il est toujours très difficile de les quitter. Mais peu importe, vous faites corps avec votre itinéraire de voyage et donc on ravale ses larmes en se donnant rendez-vous dans un autre lieu, ailleurs, sans aucun impératif de temps.

A l’époque, Internet en était à ses balbutiements. C’était encore réservé à une élite sociale ou à des geeks surinformés. Moi, je n’y connaissais pas grand chose et je roulais ma bosse sans me préoccuper d’informer les miens. Il m’arrivait de passer plusieurs semaines sans donner de nouvelles et je crois que ma mère et mon père s’y étaient habitués. De toute façon, ils n’avaient pas le choix car je n’avais pas de portables et encore moins un forfait international qui m’aurait couté 3 mois de salaires. De toute façon, ils n’avaient pas Internet, eux non plus, et n’imaginaient pas un instant que ce serait le moyen de communication le plus utile dont on se sert aujourd’hui quotidiennement aujourd’hui. J’ai donc eu des parents extrêmement cools qui m’ont laissé faire mes choix et les assumer même si quelques fois, le fait d’être ultra précaire comme je l’étais professionnellement – pigiste ou cdd- inquiétait beaucoup ma mère.

Néanmoins ma période sur l’île de la Réunion fut fantastique. Patrick, monteur à RFO, et sa famille m’ont accueillie chez eux, je me suis donc faite très vite de nouveaux amis avec lesquels je partais en vadrouille chaque week-end.  Après mes 3 mois à la Réunion, on m’a proposé la Guadeloupe, où je suis partie pour un remplacement de deux mois. Ce fut la période la plus dure pour moi, Quitter Patrick et sa famille m’a brisée le cœur tant ces Réunionnais m’avaient prise sous leur bras. J’ai évidemment pleuré dans l’avion vers Paris mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur mon sort puisque j’enchainais avec un autre cdd. Je lâchais prise enfin ! Car oui, quand on voyage beaucoup, les impératifs changent. Vous oubliez le stress quotidien de Paris par exemple pour profiter de la magie d’un paysage. Vous n’avez pas le choix car vous êtes au delà du jet-lag déphasées. Complètement. Certaines personnes ne peuvent pas vous comprendre. Et ce n’est pas la peine d’essayer de les convaincre. On apprend finalement ce que j’ai découvert en Amérique du Sud : trouver un hébergement, arriver jusqu’à la destination, emprunter le bon chemin pour ne pas faire demi-tour, trouver de quoi manger dans un boui-boui. Votre quotidien se transforme pour laisser place à une nouvelle routine vitale.

Quelques photos souvenirs de mon tour du monde : la Réunion

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