L’Islande, terre en mouvement


Échoué dans la mer du Nord


à mi-chemin entre le Groenland et l’Europe, ce bout de terre impose des émotions à chaque virage à l’occasion d’un voyage en Islande. Tour à tour agressant, apaisante, relaxante, la mer affronte la terre avec une détermination sans faille et offre des tableaux absolument merveilleux. Il s’y conjugue une espèce d’entente frileuse entre les éléments où l’homme vient jouer les garde-fous. Car en Islande, terre en mouvement, volcans, océans et glaciers s’attirent et s’affrontent avec une énergie destructrice. Évidemment tout le monde se souvient de ce fameux volcan Eyjafjöll qui avait affolé le ciel européen en le couvrant de cendres en avril 2010 et avait entrainé l’annulation de quelques 100 000 vols, avec plus de huit millions de passagers bloqués.


Une terre de jeunesse


Ce sol joue de ses variations thermiques qui animent son écorce terrestre. Jeune et en mouvement. La population islandaise l’est aussi. A sa manière. La moitié de celle-ci se concentre sur sa capitale Reykjavick. Avec une énergie créatrice propre à leur culture, les 32000 habitants rivalisent avec les éléments naturels. L’Islande possède la plus faible densité d’Europe avec 3.01 habitants par kilomètre carré.


Une terre de déserts


La répartition de la population de l’île est très inégale. La majorité des villes et villages est située sur la côte car les terres intérieures ou les « hautes terres d’Islande » sont constituées principalement de déserts de glace inhabitables. A quelques pas du cercle polaire, on oublie presque les températures extérieures qui frôlent les 0°C sur l’année. Une fois que vous avez quitté Reykjavick, vous croiserez plus de moutons que d’Islandais. C’est le silence absolu, juste le bruit du vent qui vient vous rappeler que vous êtes en vie. L’Islande, terre en mouvement, peut s’avérer dérangeante. Aucun des repères habituels y sévissent. La nature au grand sens du terme, est à découvrir à l’occasion d’un voyage en Islande. Brute, véritable..