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Voyage à Saint Martin : Tout pour buller

Saint-Martin

Voyage à Saint Martin : Tout pour buller . Située au nord des Antilles, moins connue que sa rivale Saint-Barthélémy, Saint-Martin fascine et attire par ses plages de sable blanc, sa mer turquoise, ses cocotiers, son attitude farniente et ses soirées branchées. « The Friendly Island » comme elle est surnommée présente une multitude d’atouts et d’intérêts. Immersion totale.

Voyage à Saint Martin : Tout pour buller

Voyage à Saint Martin : Tout pour buller

Voyage à Saint Martin : Tout pour buller

La Blackberry Road, c’est un peu l’équivalent du périph’ parisien localement. Cette route qui encercle Saint Martin permet d’en faire le tour en une grosse heure. D’ailleurs elle ressemble par endroit à une piste tant le bitume ne parvient pas à évacuer les pluies tropicales qui, en quelques secondes, vous trempent pour de bon. Nous démarrons un road-trip pour découvrir celle que l’on surnomme la « Friendly Island ».

Sur la Blackberry Road, la prudence est de mise. Les mini-bus qui officient comme des taxis, s’arrêtent à tout moment, sans prévenir, pour prendre les passants sur le bord de la route. La vigilance est donc de mise. Sans oublier les scooters pour lesquels le port du casque est en option. La chaleur excuse beaucoup de négligences. Nous partons explorer les 75 km² de cette microscopique île depuis Marigot, préfecture française, vers Philipsburg, la capitale néerlandaise. Tout pour buller à Saint-Martin

Cul de Sac pointe son nez face à Anguilla, l’île des millionnaires. Cette bourgade réputée pour sa restauration vaut cependant le détour pour ses plages féeriques épargnées encore par le tourisme de masse. L’eau turquoise, le sable blanc et les riches fonds marins font de ce lieu un endroit magique qu’il est très difficile de quitter. Une authenticité palpable très éloignée des clichés sur les plus belles plages du monde. Et pourtant, le lieu pousse à l’évasion et à la tranquillité. Quelques pêcheurs tirent un filet hors de l’eau, déjà les premiers poissons montrent le bout de leur nez.

Saint Martin, un paradis fiscal

Un peu plus loin, le vert de la végétation se fait plus dense, d’énormes hibiscus cohabitent avec d’immenses cocotiers qui étalent leur branchage pour donner un peu d’ombre salvatrice. Car oui, il fait chaud. Une douce moiteur pesante qui ferait presque oublier le soleil omniprésent. Par moment, ce dernier laisse la place à d’épais nuages sombres qui, bientôt, se rompent pour cracher une pluie insolente et virulente. La lumière diminue, le décor s’estompe. Sur cette unique route officielle, c’est une autre histoire. Nous avançons au pas. Mais ici, c’est comme qui dirait normal. Pas de stress. « Pa ni problem ».

La baie orientale et ses plages féeriques font de ce cadre un écrin paradisiaque ourlé d’une mer aux dégradés de bleu turquoise spectaculaires. L’eau limpide change de visage en quelques minutes. Réputé pour la plongée sous-marine, l’îlet de Pinel s’étale au loin. Nous scrutons avec ivresse ce décor de rêve en prenant le soin d’incruster à jamais ce moment dans notre mémoire. Le roucoulement des vagues se fait entendre doucement. Des kilomètres de bandes sableuses conduisent à une mer des Caraïbes calme à la température idéale.

Nous avançons sans nous rendre compte que nous avons déjà franchi la frontière néerlandaise. Derrière les collines de verdures luxuriantes, l’océan apparaît à nouveau et Philipsburg s’étend au bout de notre périple. Le décor est splendide du haut de notre butte, toute la baie s’étire à perte de vue. Au loin, de majestueux navires de croisière trônent. Dans la ville où l’influence américaine est ultra présente, les rues alignées les unes derrière les autres se ressemblent toutes. Pourtant, chaque maison affiche sa personnalité avec ses couleurs chatoyantes et vives. Les premiers sons de zouk nous parviennent. Les hôtels et les magasins de bijoux, montres, parfums, matériels hifi et photos coexistent les uns à côté des autres dans une relative sérénité. Quelques personnes haranguent la foule de touristes en quête d’affaire. Car ici, les prix affichés sont 10 à 15% moins cher qu’en Europe. Normal, la rivale de Saint Barthélemy est aussi un paradis fiscal !

Décor apocalyptique avec l’arrivée du 747

Quelques saveurs s’échappent déjà de plusieurs baraques. Les tendres accras de morue nous ouvrent volontiers l’appétit. Une brochette de crevettes épicées avec une sauce créole détonante suit le programme. Près du ponton, un taxi-bateau ramène quelques visiteurs vers leur vaisseau. Sur la baie totalement aménagée pour les touristes qui représentent environ 80% de l’économie locale, le paysage prend des allures de douce Riviera.

Il est déjà temps de quitter Philipsburg pour poursuivre notre odyssée circulaire. Rendez-vous prévu à 15h30 près de l’aéroport international de Julianna pour l’arrivée de l’impressionnant 747. Un événement à ne pas rater depuis la plage au bout de la piste d’atterrissage raccourcie (2,3 kilomètre seulement), confortablement installés sur une chaise longue et un p’tit punch à la main. Les yeux rivés sur l’oiseau de fer qui passe à peine 30 mètres au-dessus de nos têtes, les sables semblent vaciller, la mer tremble, le son se fait assourdissant. Armés de leur appareil photo, les spectateurs immortalisent chacun à leur tour cet instant. Certains ont même été obligés de se retourner pour se protéger du puissant air chaud propulsé par les moteurs de l’appareil qui s’est déjà posé avec légèreté sur la piste.

Quelques mètres plus loin, dans Sympson Bay où les mats d’imposants voiliers et des yachts de luxe déploient leur courbes.  Celui du parrain de la mafia russe force l’admiration. Tous rivalisent de prestige et d’opulence. Ici, la richesse côtoie la misère dans une indifférence généralisée même si, en silence, les locaux n’apprécient pas spécialement cet étalage de fortune.

Alors que la nuit s’installe dès la fin d’après-midi, la partie hollandaise se mue en un lieu de fête où casinos et discothèques se partagent la vedette. Quelques strip-bars invitent à toutes les folies. Nous sommes littéralement absorbés par les lumières des noms des DJs aux couleurs criardes et le son  qui s’échappe des nombreux restaurants. Nous quittons Maho, le Las Vegas des Caraïbes, pour serpenter le lagon de Saint Martin, cette terre partagée par environ 80 000 Français et Hollandais. Les gros buildings s’effacent déjà pour laisser la place à des villas princières plus discrètes qui signent le retour en terre française. Une simple statue symbolise la frontière quasiment invisible.

Changement de rythme indiscutable.

Le calme absolu, une douceur de vivre plus reposante contrastent avec l’énergie inlassable du côté néerlandais. On se croirait presque dans un dortoir géant. Pourtant, déjà, demain matin, la place centrale de Marigot s’animera. Les étals colorés de fruits et d’épices aux saveurs caribéennes nous inviteront à gouter chaque produit sur le marché de Marigot. Les parfums sucrés de la vanille et des effluves imposants de la cannelle sans oublier la puissance aromatique de la badiane se rappelleront à nos narines. Les pêcheurs prendront place à côté avec leur butin. D’immenses crustacés séduiront à coup sûr les touristes de passage.

Et si vous engagez la conversation avec eux en anglais ou en créole, il vous confiera sans aucun doute les plus belles légendes de l’île. Parmi elles, celle de la Belle Créole, un lieu hanté par un cimetière de lépreux jadis. Une autre histoire assurément ! Tout pour buller à Saint-Martin

 

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La bonne adresse

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Rédigé par Christel Caulet

le 30 septembre 2010

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