Un maillot de bain, ça ne se choisit pas vite. Ça se teste, ça se déteste, ça se garde dix ans. Ou pas. L’été 2026 change quelques règles. Le une-pièce n’est plus une option par défaut. Il est devenu le choix des femmes qui savent ce qu’elles veulent sur une plage. Celles qui ne passent pas leur après-midi à se réajuster entre deux cocktails.
J’ai regardé les collections. J’ai éliminé ce qui ne tiendrait pas deux baignades. Il reste 12 modèles. Ceux qui méritent leur place dans la valise.
Pourquoi le maillot une pièce a repris la main
Il y a trois ans, le bikini régnait sans partage. Aujourd’hui, le una pièce reprend l’avantage. Pas par modestie. Par choix stylistique.
Les coupes ont changé. Les découpes de dos sont pensées. Les jeux de bretelles aussi. Le una pièce 2026 n’est pas celui de votre mère, ni celui de la piscine municipale.
La coupe nageur, c’est du sérieux
La coupe nageur garde sa réputation : elle tient, elle protège, elle se porte partout. Mais les marques l’ont affinée. Les bretelles croisées laissent un bronzage propre. La coupe haute à l’avant effile la silhouette sans artifice.
Eres reste la référence absolue. Leur coton lycra japonais dure dix saisons sans boulochage. Un investissement quand même mais ne le voyez pas comme une dépense.
Le bandeau, quand la simplicité fait tout
Hunza G a construit son empire sur un seul tissu gaufré. Pas de fermeture. Pas de bretelles. Un élastique qui s’adapte à toutes les tailles. C’est le maillot le plus vendu sur Instagram depuis 5 ans et pour une fois, la hype est justifiée.

La collaboration Burberry x Hunza G de cet été est la pièce la plus convoitée de la saison. Elle part vite.

Les tendances maillots de bain été 2026 à retenir
Gingham et carreaux : la tendance la plus portée
Le vichy est partout. Sur les plages de Formentera comme dans les boutiques de la Côte d’Azur. Il fonctionne parce qu’il est graphique sans effort. Bleu marine et blanc, rouge et blanc : pas besoin de chercher plus loin.

Boden propose un modèle à 69€ qui ressemble à 3 fois son prix. Mention spéciale au nœud halter.
Le maillot architectural : découpes, jeux de dos
Les marques de niche misent sur les découpes. Dos nu, échancrures latérales, bretelles croisées au millimètre. Lido, marque italienne fondée sur une île de la lagune vénitienne, excelle sur ce terrain.

Leurs maillots ne ressemblent à rien d’autre. C’est le genre de pièce qu’on remarque depuis la terrasse de l’hôtel.
Le luxe discret : matières et finitions
Eres, Matteau, Heidi Klein. Trois noms que les bonnes voyageuses ont dans un coin de la tête. Ici, pas de logo. Pas de détail tape-à-l’œil. Juste une coupe parfaite et un tissu qui dure.

Heidi Klein joue sur le halterneck U-bar. Simple. Efficace. 225€ qui valent chaque été.

Notre sélection : 12 maillots de bain à mettre en valise
Pour celles qui veulent investir une fois pour longtemps
Eres — Couture bow halterneck (555€ chez Net-à-Porter) La pièce maîtresse. Nœud couture, tissu qui ne perd pas sa forme. C’est cher. C’est fait pour durer quinze ans.

Heidi Klein — U-Bar Halterneck (225€) Le classique absolu de la marque. Noir, ajustable, tient toute la journée. Pas besoin d’en dire plus.

Matteau — One shoulder (~300€) Minimalisme australien. Coupe asymétrique, matière souple. Se porte aussi en haut de bikini avec un pantalon de plage.

Pour celles qui cherchent l’effet sans le prix
Boden Bow Halter (69€) Le vichy bleu gingham avec son nœud. Rapport qualité-prix imbattable. Passe de la piscine au déjeuner.

& Other Stories : Triangle Cut (67€) Rouge vif, coupe plongeante. Pour celles qui assument.

Whistles : Textured Side Ruched (71€) Khaki. Fronces latérales. Élégant sans être sage.

M&S : Floral Broderie Bandeau (40€) Broderie anglaise, bandeau simple. Ressemble à 4 fois son prix. Honnêtement.
Pour celles qui voyagent écoconscient

TBCO : Gathered Swimsuit (95€) Matière responsable, coupe flatteuse. Rouge, bleu — les deux coloris fonctionnent.

Arket : leur ligne swimwear utilise des fibres recyclées certifiées. Coupes nettes, couleurs neutres.
Comment choisir son maillot selon sa morphologie
Quelques règles qui tiennent vraiment.
Poitrine généreuse : ce qui tient vraiment
Les bretelles réglables sont non négociables. Un armaturage discret aide. Bravissimo propose des maillots une pièce spécifiquement pensés pour les bonnets D et au-delà — la coupe Cancun est sérieuse.

Évitez les bandeaux sans armatures sur les poitrines généreuses. Même le gaufré de Hunza G, aussi magique soit-il, a ses limites.
Morphologie athlétique : jouer avec les volumes
Les coupes avec fronces ou ruches créent du volume là où il n’y en a pas. Les imprimés géométriques font le travail. Lido et Held sont taillés pour vous.

Le maillot réversible : argument massue pour valise légère
Un maillot réversible, c’est deux looks pour une pièce. Dans une valise cabine, ce n’est pas anodin. Eres et quelques marques françaises proposent cette option. Mon astuce depuis des années.

Le mot de Christel
Il y a un truc que personne ne dit sur les maillots de bain : le bon modèle ne se choisit pas sur une photo. Il se choisit sur soi, à 11h du matin, avec la lumière franche d’une cabine. J’ai passé des années à acheter beau. Maintenant j’achète juste. Un Eres ou un Heidi Klein dure dix saisons. Divisez le prix par dix, vous aurez votre réponse.

Pour les adresses confidentielles, les marques que personne ne connaît encore, et mes sélections beachwear saison par saison, c’est dans Le Club. Un espace de membres où je partage ce que je ne publie pas ici.





