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Layoule vers le chemin des souvenirs

Rodez

Layoule vers le chemin des souvenirs… Ce week-end, j’étais partie dans mon département d’origine l’Aveyron. C’était l’occasion de retrouvailles familiales mais aussi de retourner dans des lieux qui ont marqué mon adolescence, chose que je voulais partager avec mon conjoint et avec vous, aussi ! Découverte.

Layoule - chemin des souvenirs

Layoule vers le chemin des souvenirs

Layoule vers le chemin des souvenirs

Rodez est la ville où j’ai grandi. Rodez, c’est le genre de villes qu’il te tarde de quitter quand tu arrives à ta majorité et où tu cours te réfugier dès que tu as passé la barrière des 25 ans. Cette ville pourtant, oui, oui, c’est quand même une ville, aussi riquiqui qu’elle soit, on y croise toujours les mêmes personnes et c’est aussi ce qui me manque maintenant que j’habite une grande ville. Cette impression que la ville entière est ta voisine. Puis, il y a autre chose. A Rodez, il y a les événements. Non mais je te parle de vrais événements. Pas la kermesse de l’école de ton fils. Non, non, de vrais événements genre la Coupe du Monde de football où en 1996 toute la ville s’était retrouvée agglutinée place d’Armes. Je crois sincèrement que c’est la seule et unique fois où tout le monde était aussi heureux en même temps. Dans cette ville, la mode, c’est pas vraiment le it-truc, tu vois. On ne parle pas de défilé dans les cours de lycée, d’ailleurs je ne savais même pas ce que ce mot voulait dire quand j’ai découvert Toulouse, la Grande ville. Non, ici, on vit simplement, il arrive même des fois qu’on te parle occitan, c’est dire ! Il doit y avoir un Zara, un Pimkie et c’est à peu près tout. Niveau mode, c’est aussi désert que le Sahara. C’est sans doute aussi pour cela que j’ai aimé quitter cette ville. En même temps, aujourd’hui, je suis tellement contente d’y retourner passer un week-end en famille.

Côté éducation

J’ai toujours eu le droit de faire ce que je voulais alors que certaines de mes copines devaient justifier chacun de leur pas dans la ville. Mes parents ont toujours  voulu que je m’assume et que je me responsabilise. Le deal était clair : j’avais le droit de sortir quand je voulais mais s’il m’arrivait quelque chose, je pense que mon père m’aurait filé une telle avoinée que je n’aurais jamais plus osé bouger le moindre orteil. Bref, tout ça pour vous dire que dans une toute petite ville comme Rodez, perdue dans l’Aveyron, il n’existait pas beaucoup d’endroits où les jeunes, on pouvait s’évader. Qui plus est, cette ville a l’avantage ou le désavantage d’avoir été construite sur le sommet d’une colline. Alors autant vous dire que le vélo n’était notre meilleur ami. Loin de là, même !

Layoule vers le chemin des souvenirs

Si j’ai passé mes 13-15 ans à trainer en ville après l’école, quand j’ai intégré le lycée, j’ai découvert un autre rythme. Changement radical de vie. Ce changement d’établissement scolaire m’éloignait de ma maison mais j’allais alors trouver refuge avec une copine dans un bar où nous avons commencé à boire nos premiers cafés. Le Divan. Je vous jure c’était son nom. J’y ai fait une telle bringue. Là, je vous l’a fait courte, c’est  dans ce bar que j’ai commencé à me faire des potes qui étaient bien plus âgés que moi et qui avaient la fameuse voiture ! En même temps, j’avais 16 ans, et avec la tonne de mascara que je me mettais sur les yeux – il aurait fallu un karcher pour tout m’enlever-, j’en paraissais plus. Enfin je crois. Du moins, je l’ai toujours cru.

Quand arrivait l’été, on filait à Layoule !

Layoule était un quartier de Rodez qui, à l’époque n’avait pas forcément très bonne réputation. Pourtant, cet endroit était purement génial : de la verdure, un bord de rivière, le calme et la quiétude ! C’était le genre d’endroit qu’on ne trouve plus aujourd’hui ailleurs qu’à Rodez. Pas le sentiment d’être entassée les uns sur les autres. Ce week-end, j’y suis retournée. Cela faisait peut être 1 mois 15 ans que je n’y étais pas allée. Et rien n’a changé. A part que les jeunes que nous étions se sont transformés en père et mère de famille avec poussette et tutti quanti. Layoule vers le chemin des souvenirs…

Y retourner était fantastique ! L’endroit n’a pas changé pour un sous si ce n’est que le chemin le long de l’Aveyron a été allongé. Immédiatement, arrivée dans ce lieu, je me suis rappelée mes souvenirs adolescentes. Mes potes aimaient jouer de la guitare et nous, les filles, on chantait. Bon, d’accord peut être pas si juste que ça, mais on s’en fichait. L’essentiel était le vendredi soir, d’arriver à l’heure pour nos retrouvailles le long de la rivière. On s’installait, on mangeait une pizza et on refaisait le monde jusqu’à tard dans la nuit. Et cela suffisait à nous rendre heureux !

Et vous, aussi, vous avez peut être un lieu que vous aimiez quand vous étiez jeune ? Y retournez-vous souvent ?

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Rédigé par Christel Caulet

le 18 janvier 2016

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