Escale Etats-Unis : l’ESTA est-il obligatoire ?

Vos vacances sont toutes prévues, et vous n’avez qu’une hâte : décoller pour profiter de votre destination de choix. Ayant trouvé un tarif intéressant, il se trouve que votre vol passe par les États-Unis et s’arrête sur le sol américain ? Il est alors primordial de penser à demander les autorisations nécessaires pour mettre les pieds hors de l’avion. Sinon, il se peut que vous ne puissiez même pas monter à bord de la machine de fer pour vous rendre à votre destination ! La réglementation américaine est très précise et très dense, ce qui peut paraître inquiétant au premier abord. Pas d’inquiétude toutefois, un système récent mis en place par les autorités américaines vous assure un voyage en toute simplicité. Et ce, même pour une courte escale !

Pour une escale aux Etats-Unis, l'ESTA est-il obligatoire ?
Pour une escale aux Etats-Unis, l’ESTA est-il obligatoire ?

Seulement, même si votre vol s’arrête seulement ?

Une escale aux États-Unis peut arriver pour de multiples raisons : vous changez d’avion, il faut refaire le plein de l’appareil, de nouveaux passagers sont susceptibles de monter. Peu importe la raison, cette escale signifie que le touriste est arrivé sur le territoire américain. De nombreux voyageurs s’imaginent pourtant que les autorisations permettant d’aller aux États-Unis ne concernent que ceux qui y viennent en vacances. Seulement, même si votre vol s’arrête seulement momentanément sur le sol américain, il vous faut un papier légal officiel. En tant que Français, cela signifie, par exemple, qu’il faut demander l’ESTA et plus particulièrement l’esta escale Etats-Unis

L’ESTA, qu’est-ce que c’est ?

Introduit en 2009, l’ESTA est une documentation officielle qui permet aux ressortissants de certains pays de faciliter leurs démarches pour entrer sur le territoire américain. La France, comme la majorité des pays d’Europe Occidentale, fait partie des territoires inclus dans ce système d’autorisation dématérialisé. L’ESTA permet d’obtenir l’autorisation de voyager vers les États-Unis et d’y circuler sans passer par la demande d’un visa. Cette dernière procédure est bien plus longue et fastidieuse que celle d’une autorisation ESTA. Demander l’ESTA, si éligible, est donc la procédure la plus simple pour le voyageur, que vous soyez simplement de passage, tant pour une escale que pour un transit, ou que les États-Unis soient votre destination finale. Si elle est la plus simple, l’autorisation électronique n’est toutefois pas donnée automatiquement. Certains voyageurs peuvent voir leur demande refusée : il est conseillé de répondre en toute transparence aux questions posées par les autorités américaines. Si la réponse revient négative, il est possible de demander à nouveau une autorisation ESTA au bout de dix jours, ou bien d’opter pour un visa traditionnel.

Les conditions et pré-requis

Bien qu’elle facilite largement les démarches, tout le monde ne peut malheureusement pas bénéficier de cette autorisation électronique. Tous les voyages ne sont pas forcément éligibles non plus. Vous êtes Français ? C’est déjà une bonne nouvelle, puisque la France est considérée par ce système. Il faut toutefois posséder un passeport électronique ou biométrique pour aller plus loin. Les passeports biométriques sont donnés en France depuis 2009. Si vous avez effectué votre première demande ou votre renouvellement de passeport après cette date, vous pouvez être sûrs de posséder un document adéquat. La dernière condition pour pouvoir faire la demande ESTA est de ne pas séjourner plus de 90 jours d’affilée aux États-Unis. En tant que simple voyageur effectuant une escale sur le sol américain, votre situation rentre parfaitement dans ce cas précis. Il ne vous reste alors plus qu’à faire votre demande, pour profiter sans encombre de votre voyage.

LE VISA C, l’alternative plus longue

Si toutefois vous ne possédez pas les pré-requis nécessaires à l’ESTA, il vous faudra passer  par une demande de visa classique. Il existe plusieurs types de visa pour pénétrer sur le territoire américain, il est donc primordial de bien se renseigner pour demander le visa approprié. En tant que voyageur passager, vous pouvez opter pour le visa de transit : celui-ci commence par la lettre C. Décliné en 5 catégories, seule la première vous concerne. C’est en effet le visa C-1 qu’il faut demander si l’on est passagers en transit. Les autres catégories incluent le visa C-1D, réservé aux membres d’équipage, ou encore le C3, spécifique aux hauts fonctionnaires en transit. La demande se fait auprès de l’ambassade des États-Unis et plusieurs papiers peuvent vous être demandés, tels que des papiers d’identité, obligatoires, ou des justificatifs prouvant que vous possédez suffisamment de moyens pour vous rendre aux États-Unis. Les délais étant des plus variables, il est toujours recommandé d’opter pour une autorisation ESTA lorsque cela est possible.

La simplicité d’une demande en ligne pour l’ESTA

Pour entrer sur le territoire américain, il faut donc posséder un papier officiel déclarant qu’on y est habilité. Si le voyageur ne peut être certain de pouvoir poser un pied aux Etats-Unis, selon la décision finale des autorités sur place, la procédure ESTA facilite toutes les démarches. Valable tant pour les voyages aériens que maritimes, cette autorisation se demande très facilement en ligne. Demander l’ESTA pour une escale ne prend que quelques instants. Il faut veiller à la faire au moins trois jours avant la date de départ, puisque le délai de réponse prend jusqu’à 72 heures. Ce n’est pas toutefois une procédure spécifique pour une escale sur le sol américain, puisque la démarche est la même pour des vacances aux États-Unis. Une fois le formulaire dûment rempli, et pour lequel il est conseillé de se munir de ses papiers d’identité, notamment le passeport biométrique, les autorités américaines confirment ou non l’accord de l’ESTA. Cela se fait en contactant l’adresse e-mail renseignée dans le formulaire, aussi faut-il s’assurer d’entrer correctement ses informations. Cette demande est payante ; il faudra penser à inclure cette dépense dans son budget, pour ne pas se faire de mauvaise surprise.

L’occasion de faire son touriste avec l’ESTA

Il peut paraître fastidieux de demander l’ESTA pour une escale, mais rassurez-vous, ce formulaire vous permet de profiter plus largement des Etats-Unis. En effet, bien que vous ne passiez sur le sol américain que pour une escale, cette autorisation ESTA vous permet de circuler sur tout le territoire. C’est l’occasion, selon la durée de votre transit, d’opter pour un moment touristique. Attention toutefois à posséder un délai suffisant entre votre atterrissage sur le sol américain et votre second vol. Ainsi, vous êtes peut-être amené à passer la nuit aux Etats-Unis, ou votre transit fait plus d’une dizaine d’heures ? Selon votre lieu d’escale, cela peut être l’occasion de mettre à profit votre autorisation ESTA. À New York, par exemple, profitez des longues heures d’escale pour visiter Manhattan, faire du shopping à Time Square, ou déambuler dans Brooklyn. Grâce à ce papier, obligatoire même pour une simple escale sur le sol américain, vous pouvez ainsi passer un moment privilégié aux Etats-Unis. L’avant-goût, peut-être, d’un nouveau passage sur le territoire américain ?

L’importance des délais

La bonne nouvelle, c’est que l’ESTA, bien que payant, dure deux ans. Pendant 24 mois, votre demande, associée à votre passeport biométrique, vous permet ainsi de vous rendre sur le sol américain. Si vous changez de passeport, ou que vous le perdez, il faudra bien veiller à refaire une demande pour ne pas risquer de se retrouver privé de vacances. Puisque l’ESTA reste valable deux ans, cela signifie également qu’il n’est pas nécessaire de payer une seconde demande pour votre vol retour. Si vous effectuez également une escale sur le sol américain en repartant de votre destination de voyage, assurez-vous alors que votre ESTA est toujours valable à la date de votre retour. Ainsi, vous pourrez rentrer en France sans aucun souci. Si toutefois vous avez utilisé une ancienne autorisation pour faire votre première escale, votre ESTA pourrait ne plus être valable pour votre date de retour. Dans ce cas-là, le voyageur peut faire un renouvellement de l’autorisation en suivant la démarche habituelle. Il faut simplement s’assurer d’avoir accès à tout le matériel nécessaire depuis sa destination de vacances pour faire la demande à temps. Autrement, pour plus de sécurité, le voyageur peut faire une nouvelle demande avant la fin de validité de l’ESTA déjà en place, quelques jours avant le départ. Cela assure que les deux escales, tant à l’aller qu’au retour, seront couvertes par l’autorisation de se rendre sur le territoire américain.

Ne vous faites pas de frayeur : si votre escale se trouve sur le sol américain, prévoyez de demander l’ESTA. Autrement, vos vacances tant attendues risquent de tourner court. Cette démarche payante, bien qu’elle paraisse contraignante, sera bouclée en l’espace de quelques jours et vous garantit deux ans de voyage en toute tranquillité vers, par exemple, la Grosse Pomme !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×

La dernière édition de Jet-Lag, le magazine, est disponible !

popup magazine