La Grèce, ça ne m’attirait pas vraiment. Disons-le franchement. Le voyage scolaire en terminale sur les traces d’Aristote n’avait pas exactement laissé des souvenirs de rêve. Et puis, les images d’un pays à genoux économiquement n’aidaient pas. Et pourtant. Un billet pris presque par hasard, une voiture de location réservée longtemps à l’avance, et me voilà à faire un road trip Mykonos qui a tout changé. Cette île m’a prise par surprise. Et elle n’a pas lâché.

Pourquoi Mykonos reste une île à part
Mykonos, c’est la carte postale que tout le monde connaît. Les moulins. Les murs blancs. Les bougainvilliers fuchsia. Mais c’est surtout une île qui se vit plutôt qu’elle ne se regarde. On y vient pour la lumière de la mer Égée. Pour ces bleus qui passent du pale au turquoise sans prévenir. Et pour des couchers de soleil qui font lever les téléphones même aux plus blasés.
Elle fait partie des îles grecques les plus populaires, et ce n’est pas un hasard. Elle concentre tout ce qui rend la Grèce addictive. Mais avec une énergie propre. Plus cosmopolite. Plus festive. Franchement plus chère aussi, soyons honnêtes.
Arriver à Mykonos : ce qu’il faut savoir avant
Depuis Toulouse, c’est étonnamment simple. Une ligne directe existe en saison. Pas besoin de transiter par Paris pour prendre un deuxième avion. En dehors des vols directs, un ferry depuis Athènes reste une option solide. Le Blue Star Ferries dessert l’île depuis le Pirée. Le trajet dure plusieurs heures mais il est agréable si la mer coopère.
Pour se déplacer sur place, louez une voiture ou un scooter. L’île fait environ 105 km². Ça se parcourt vite. Mais certaines plages du nord, les plus belles selon moi, ne sont accessibles qu’en voiture. Réservez à l’avance, surtout en juillet-août. Les agences à l’aéroport sont pratiques mais souvent plus chères que les prestataires en ligne. Comparez, ça vaut le coup. Vérifiez aussi que votre permis est valide à l’international et que l’assurance couvre bien ce type de véhicule.
Chora : la vieille ville qui donne le tournis

Le centre de Mykonos s’appelle Chora. C’est là que tout commence. Et c’est là qu’on se perd le plus facilement. Les ruelles sont un labyrinthe voulu. Étroit. Blanc. Presque théâtral. On tourne, on revient sur ses pas, on tombe sur une église, une terrasse, un chat endormi au soleil.
Les moulins de Kato Mili dominent la ville depuis une colline. Ils sont devenus le symbole de l’île. La photo incontournable. Ne les ratez pas, mais ne vous y attardez pas non plus quand la foule envahit les alentours en haute saison.
Little Venice est un autre incontournable. Les maisons colorées surplombent directement la mer. Les bars y servent des cocktails au coucher du soleil. L’effet est garanti. Touristique aussi, clairement. Mais certains clichés méritent leur réputation.
L’église Panagia Paraportiani est un chef-d’œuvre d’architecture cycladique. Blanche, massive, étrange. Elle donne l’impression d’avoir poussé naturellement sur le rocher. À voir tôt le matin pour l’avoir presque pour soi.
Les plages de Mykonos : lesquelles choisir vraiment ?
C’est là que l’île se divise en deux camps. D’un côté, les plages de fête. De l’autre, les anses sauvages du nord. Il faut choisir son camp selon son humeur.
Paradise et Super Paradise : la vibe beach club
Paradise Beach et Super Paradise, c’est la Mykonos que tout le monde imagine. Musique à fond dès le matin, transats payants, cocktails à prix libre. Une atmosphère de club en plein air. Fascinant à voir une fois. Épuisant si vous recherchez la tranquillité. À Psarou, le registre est identique mais plus chic encore. Il paraît qu’on y croise des pop-stars. C’est très Saint-Tropez dans l’âme.
Les plages du nord : le vrai secret de l’île
C’est là que j’ai trouvé ce que je cherchais. Agios Stéfanos, Agios Sostis, la baie de Panormos. Moins de monde. Des couleurs d’eau incroyables. Une atmosphère familiale et détendue. Panormos, surtout, est tout simplement magique. Eau claire, rochers, vent doux. Rien à vendre. Tout à vivre. Ce sont ces plages que je recommande les yeux fermés pour un séjour dans les îles grecques qui sort vraiment du lot.
Paraga Beach : le juste milieu
Paraga est une belle plage de sable fin, bien abritée. Elle convient à tout le monde. Les enfants peuvent nager sans crainte. Les adultes peuvent poser la serviette et souffler. Sans l’hystérie de Paradise. C’est une bonne base de départ pour une journée décontractée.
Itinéraire Mykonos : combien de jours prévoir ?

Mykonos en 2 jours
Deux jours, c’est court. Mais c’est jouable si vous êtes efficaces. Le matin du premier jour, Chora et ses ruelles. L’après-midi, une plage du nord. Le soir, coucher de soleil à Little Venice et dîner sur le port. Jour 2 : excursion à Paraga le matin. Shopping ou détente l’après-midi. Dernier dîner grec sur la terrasse d’une taverne locale.
Mykonos en 3 à 4 jours
Avec 3 ou 4 jours, on commence à vraiment respirer. On peut se permettre une demi-journée à Delos, l’île voisine classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les ruines antiques sont impressionnantes. La traversée en bateau prend 20 minutes depuis Chora. On peut aussi explorer Ano Mera, le village traditionnel à l’intérieur des terres. Le monastère de Panagia Tourliani mérite l’arrêt. L’ambiance y est radicalement différente. Plus authentique. Plus grecque.
Mykonos en 1 semaine
Une semaine à Mykonos, c’est l’idéal. On a le temps d’explorer l’île entière à son rythme. Les premières plages repérées en voiture. L’excursion à Delos calée en milieu de semaine. Une soirée au vieux port avec les pêcheurs qui rentrent. Des balades nocturnes dans Chora quand la foule se disperse un peu. Et plusieurs après-midis passées à ne rien faire sur une plage du nord. C’est ça, le vrai programme Mykonos.
Quelle est la meilleure période pour aller à Mykonos ?
Juillet et août, c’est magnifique. Et bondé. Et cher. L’île attire des visiteurs du monde entier. Les prix des hébergements explosent. Les plages populaires deviennent ingérables. Mai, juin et septembre sont de loin les mois les plus agréables. La mer est chaude, le soleil présent, les foules raisonnables. En octobre, il fait encore bon. Certains établissements ferment, mais le calme retrouvé vaut largement la compensation.
Mykonos hors saison, c’est une autre île. Plus lente. Plus vraie. Moins photogénique peut-être selon les standards Instagram. Mais tellement plus reposante.
Le budget Mykonos : soyons réalistes
Mykonos coûte cher. C’est une des destinations les plus onéreuses de Grèce. Un cocktail en terrasse, comptez 15 à 20 euros facilement. Un repas dans un restaurant avec vue, le double d’une taverne de quartier. Les beach clubs à Paradise imposent souvent un minimum de consommation pour accéder aux transats.
Pour limiter les dégâts, quelques bons réflexes. Réserver l’hébergement très longtemps à l’avance. Opter pour les mois de juin ou septembre. Déjeuner dans les tavernes du centre ou des villages plutôt qu’en bord de plage. Se préparer un pique-nique pour les journées plage. Et profiter gratuitement des vraies richesses de l’île : la lumière, les ruelles, la mer.
Que voir autour de Mykonos ?
Delos est l’excursion à ne pas manquer. C’est une île minuscule, à moins de 30 minutes en ferry. Elle abrite l’un des sites archéologiques les plus importants de Méditerranée. Temple d’Apollon, mosaïques hellénistiques, théâtre antique. La visite dure deux à trois heures. Prévoyez des chaussures fermées et de la crème solaire. Il n’y a pas d’ombre.
Depuis Mykonos, on peut aussi rayonner vers Santorin, Paros ou Naxos en ferry. Naxos est accessible en 30 minutes. Elle est plus grande, plus verdoyante, beaucoup plus abordable. Un excellent complément à Mykonos pour un circuit en Grèce varié.
Les erreurs à éviter à Mykonos
Ne pas réserver à l’avance en été. Les hébergements partent vite et les prix doublent en quelques semaines. Ne pas louer de véhicule. Sans voiture ou scooter, on reste prisonnier des bus touristiques et des plages proches de Chora. Se limiter aux plages du sud. Psarou et Paradise sont spectaculaires mais surchargées. Les vraies pépites sont au nord. Manger uniquement sur les spots touristiques. Cherchez les tavernes à deux rues des flux principaux. La qualité monte, les prix descendent. Et surtout, ne pas sous-estimer le vent. Mykonos porte bien son surnom d’île des vents. Prévoyez un gilet le soir, même en été.
FAQ Mykonos
Faut-il parler grec pour s’en sortir ?
Non. L’anglais est largement parlé partout sur l’île. En français, ça passe aussi dans beaucoup d’établissements.
Mykonos est-elle adaptée aux familles ?
Oui, si on évite les plages de fête. Les plages du nord sont parfaitement adaptées aux enfants. L’eau y est calme et peu profonde en bordure.
Peut-on se baigner en octobre ?
Oui. La mer Égée garde une température agréable jusqu’en octobre. Les journées peuvent être douces. Quelques établissements ferment, mais l’île reste accessible.
Comment aller à Delos depuis Mykonos ?
Des bateaux partent régulièrement depuis le vieux port de Chora. La traversée dure 20 à 30 minutes. Le site est ouvert tous les jours sauf le lundi. Comptez environ 10 euros par personne pour l’entrée.
Quelle pièce d’identité pour la Grèce ?
La carte d’identité française suffit pour les ressortissants de l’Union européenne. Retrouvez toutes les infos valise Grèce dans notre guide complet.
Pour aller plus loin dans votre préparation, découvrez aussi nos articles sur les plus belles îles grecques, notre avis sur l’hôtel Aether à Mykonos, le Kivotos Hotel, et pour les aventureuses qui veulent prolonger, notre guide du voyage dans l’archipel égéen. Et si la question de la valise vous stresse, notre guide packing en avion est fait pour vous. Envie de prolonger en Grèce ? Lisez notre article sur les séjours sur mesure dans les îles grecques. Et pour le style, notre guide sur comment voyager chic répond à tout.
✦ Le mot de Christel

Mykonos m’a réconciliée avec la Grèce.
Je n’y croyais pas vraiment. Et c’est exactement pour ça que l’île m’a eu. Elle ne se présente pas. Elle s’impose. La lumière sur les murs blancs à six heures du soir. Le silence improbable d’une crique du nord en semaine. Le mojito bu debout au vieux port pendant que les bateaux de pêche rentrent.
Il y a deux Mykonos. Celle des beach clubs et des célébrités incognito à Psarou. Et celle des plages sauvages au nord, où l’eau est si bleue qu’on se demande si elle est réelle. J’ai préféré la deuxième. Mais j’ai aimé savoir que l’autre existait, à portée de scooter.
Ce que je n’ai pas écrit dans l’article : les plages du nord de l’île, les adresses de tavernes hors des sentiers battus, les horaires de ferry pour Delos qui changent selon la saison, et les hôtels qui valent vraiment leur prix. Ces infos-là, je les réserve au Club. Parce que les meilleures adresses méritent mieux qu’un article ouvert à tous.







Mykonos étant une des îles les plus touristiques des Cyclades et Chora, sa principale ville touristique, il y a effectivement – et peut-être forcément – beaucoup de monde, surtout en saison. Mais comme tu le dis, il y a de nombreuses plages de sable sur l’île, et il est, au final, assez facile de trouver un coin plus tranquille, surtout à la mi-saison, le moment le plus agréable pour y aller. Et pour carrément plus de tranquillité, mieux vaut opter pour un autre île moins connue. Les Cyclades (dans la mer Egée et non Ionienne ;)) en regorgent 🙂 Merci pour cet article !