Se la couler douce avec #enfranceaussi

Quand j’ai su le thème de ce #enfranceaussi, je me suis dit :  » oh punaise, enfin un thème qui me parle !  » Par conséquent, je me devais alors de ne pas manquer ce thème. Alors se la couler douce était pour moi une évidence. Pour moi, se la couler douce, c’est se poser et surtout poser son cerveau. Pour ceux qui me connaissent déjà, vous comprendrez alors aisément que cela n’a jamais été mon point fort. Être inactive, être en contemplation, se poser, se la couler douce pour moi prenait plusieurs sens…

Se la couler douce avec #enfranceaussi
Se la couler douce avec #enfranceaussi

Se la couler douce

D’abord, il y a plusieurs manières de se la couler douce. Cela peut être de partir en weekend, respirer le grand air mais comme j’ai grandi en Aveyron à plus de 700 mètres d’altitude, dans un petit village, se la couler douce devait donc faire corps avec moi ? NON ? Pour moi, se la couler douce me rappelle l’importance de se ficher de certaines choses – une chose pour laquelle je ne suis guère douée tant la moindre remarque a tendance à me contrarier pendant des lustres. Mais là encore, j’ai appris, au fil des ans, à prendre en considération les choses qui le méritaient et un peu moins toutes les remarques inutiles de la vie courante. Sur le net, on en prend pour notre grade… Il faut savoir s’immuniser.

J’ai appris et je continue d’apprendre jour après jour. Récemment, je me suis prise des remarques intempestives sur mon feed instagram. J’ai préféré me la couler douce. Enfin me la couler « moyennement » douce… la nuance est subtile mais pleine de sens. Mais de fait, j’ai été très étonnée de ne pas surenchérir et me justifier. En fait, ça m’a fait rire… On me traitait d’idiote parce que j’avais nettoyé mon fil d’instagram d’abonnés intempestifs comme quoi c’était de la stratégie pour gagner des likes. J’en rigole encore parce que si cette personne me connaissait réellement, elle saurait que je n’y pompe rien à Instagram… Je suis une quille complète face à cet algorithme, qui m’oblige à me la couler douce désormais, c’est mon seul remède pour rester debout. Je n’y trouve rien de naturel, ni d’inné. Et heureusement je reçois de nombreux conseils par certaines copines !

Une époque pas adaptée pour se la couler douce

Ahhhh, les nouvelles technologies et moi ne sommes pas de grands amis, désolée. Je suis plutôt de la vieille époque et j’assume avec fierté mon côté rétro. J’ai donc appris avec le temps et beaucoup d’aide de la part de mes amies (merci Sylvie) à prendre les choses à la cool… Alors me la couler douce pour moi, c’est aller végéter dans un jacuzzi sans bouger, contempler un beau paysage et apprendre à me foutre royalement de ce qu’on pense de moi même si encore une fois ce n’est pas toujours facile, partager un pique-nique avec des copines dans un jardin, faire une balade au calme, près d’un ruisseau. En général, l’eau a le don de me calmer les nerfs, de m’apaiser réellement. Bref, faire une pause.

J’ai de la chance d’avoir un conjoint qui me comprend parfaitement et qui m’encourage vivement à me la couler douce. Pour preuve, on partira prochainement -puisqu’on a à nouveau le droit – en voyage. Un voyage lointain ou tout proche, peu importe finalement…. On ira se la couler douce, prendre le temps de respirer de l’air pur et ne pas se prendre la tête.

Éteindre le cerveau

Le soir, désormais, j’ai pris l’habitude de me la couler douce. Je m’octroie en général un petit quart d’heure dans mon canapé, sans bruit, le téléphone loin de moi. Et j’avoue que j’apprécie beaucoup ces instants de quiétude, de repos, de sérénité totale. De fait, c »est souvent l’occasion pour moi de mettre mon cerveau en pause et d’oublier toutes les merdes administratives, les dossiers des clients, les reportages à gérer et croyez-moi sur parole, cela fait du bien ! Quand on est quelqu’un d’ultra stressée comme moi, cela n’est pas inné de se la couler douce. L’oisiveté, le calme ressource mais encore faut-il y arriver ?

On m’a conseillée le yoga, j’ai bien essayé mais je m’endors. Donc je passe mon tour. En fait, ce qui est difficile à gérer, c’est d’avoir toujours un nombre incalculable d’idées qui se mélangent et s’entrecroisent dans ton cerveau. Certains peuvent croire que je raconte des histoires mais je vous garantis que ce cerveau que j’ai, il m’use au vrai sens du terme. Entre les questions légitimes que je me pose, les rendez-vous à ne pas oublier, les échéances les plus importantes à assumer, les articles pour le blog à imaginer, le magazine à réfléchir, les vidéos à tourner, les contacts à organiser, je peux vous promettre que j’ai beaucoup de mal à poser mon cerveau des fois. J’essaye mais j’ai du mal.

En fait, je repense alors à ce que j’aurais du faire, ce que je n’aurai pas du, ce que j’ai bien fait de faire, ce que j’aurai du faire, ce que je n’aurai pas du faire.. C’est un cercle qui ne s’arrête jamais… Du coup, je suis contente de m’endormir en général car au moins mon cerveau me laisse en paix et je peux enfin me la couler douce…

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