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Le parc d’Etosha pour un safari grandeur réelle

Pour lancer ce voyage en Namibie en Afrique, on commence avec du lourd avec un safari dans ces parcs nationaux légendaires. Le parc national d’Etosha, la grande réserve animalière de la Namibie, se situe à 400 kilomètres de Windhoek et à 200 km de Walterberg, autre réserve privée où nous étions la veille. Bien sur, il vous faudra prendre des pistes en bon état pour rejoindre le parc. Mais l’idée de me replonger dans cette ambiance de safari en pleine savane, avec pour mission de découvrir les Big Five, que l’on avait déjà expérimenté lors de safaris en Tanzanie et au Parc Kruger en Afrique du Sud, à quelques kilomètres de Johannesburg est comme un rêve pour moi.

Accueil animal

Dès que la porte Anderson Gate est passée et les traditionnels contrôles des rangers où on vous demande si vous avez des armes avec vous quand même, nous voilà libre à nouveau au cœur de cette faune si spéciale. Lorsqu’on croise nos premiers springboks, on est comme des fous. On dégaine immédiatement nos appareils photos pour shooter les animaux très vite rejoints par deux superbes girafes. Il y a quelque chose d’impalpable matériellement mais bien présent qui nous pousse à la rencontre de ces animaux.

Nos premiers springboks croisés dans le parc national d'Etosha
Nos premiers springboks croisés dans le parc national d’Etosha

Au total, le parc d’Etosha est immense, un peu plus de 22 935 km2 et rassemble 114 espèces de mammifères et 340 espèces d’oiseaux. Les paysages à mon goût sont largement supérieur à ceux du Kruger. Nous avons prévu de passer 3 nuits dans le parc. Pour cela, 3 camps à rejoindre selon des zones définies :

  • Okokuejo
  • Halali
  • Olifantsrus

Rouler tout au long de la journée

Le principe d’un safari, c’est de rouler toute la journée à faible vitesse tout en restant vigilant à chaque espèce animale que l’on croise. Réveil tôt le matin à 5 heures car les animaux profitent des températures matinales fraiches pour s’alimenter et boire. Alors qu’en pleine journée, il vous faudra être davantage vigilant sur les zones d’ombres que les animaux apprécient également. Si notre première journée fut prolifique dans des paysages somptueux, les autres journées furent moins riches dans nos rencontres. Après, c’est une partie de chance. Mais très sincèrement, vous aurez la chance de vivre des moments rares. Nous croisons alors notre première autruche, à ma grande surprise, l’animal est beaucoup plus grand que ce que je m’imaginais. Mais elle est feignante et refuse de courir, nous la suivons du regard quand on rejoint déjà notre premier troupeau de zèbres. Et ce n’est pas un mais des centaines de zèbres qui sont réunis.

Des troupeaux de zèbres immenses à Etosha
Des troupeaux de zèbres immenses à Etosha

Organisation du véhicule

Dans notre véhicule, nous sommes organisées ! On a pris suffisamment de câbles pour pouvoir recharger les batteries des appareils photos et les portables. Nous avons également une glaciaire avec des boissons fraiches et une machine à café Handpresso adaptée pour faire un bon café dans la voiture. Car la journée sera longue, de 5h le matin à 21h30. Le soleil tape déjà, dans le ciel, pas de nuages à l’horizon. Le décor fait penser à ceux qu’on retrouve sur les cartes postales souvenirs.

Des animaux en pagaille

L’œil guette l’horizon à chaque instant même si j’aurai bien aimé savoir le nombre d’animaux que nous avons croisé et que nous n’avons pas vu juste pour l’anecdote. Très vite, les plus difficiles à capter restent les félins : Comme en Afrique du Sud, nous n’avons vu aucun léopard. Mais on a eu la chance de se retrouver à même pas cinq mètres d’un troupeau de lionnes et de lions avec leurs petits. Au total, une quinzaine d’entre eux paraissent gentiment sous un arbre, elles n’ont guère l’air violente. Yeux plissés, vigilante à l’extrême sur leur progéniture, certaines se lèvent pour aller se rafraichir un peu plus loin près d’un point d’eau. Des fois, les animaux sont justes au pied d’un arbre en bord de piste, à notre grand étonnement comme avec cette guéparde croisée avec ces trois petits lions. Tour à tour, nous croisons zèbres, springboks, oryx, Hyène, Buffles, Gazelle, Autruche, Phacochère, Lionne, Gnous, Impalas, Éléphant, Girafe, Rhinocéros, écureuil…

Éléphants dans le parc national d'Etosha
Éléphants dans le parc national d’Etosha
Des champs de zèbres face à nous
Des champs de zèbres face à nous
Des hyènes
Des hyènes
Une girafe nous observe
Une girafe nous observe
Un oryx
Un oryx
Une famille de girafes
Une famille de girafes

Spectacle fascinant

Un peu plus tard, quelques éléphants au loin se rapprochent de la piste où nous sommes. On décide d’arrêter le véhicule, la caméra est branchée, l’appareil photo prêt à shooter. Quand soudain, la famille de 12 éléphants passe devant nous. Fascination totale, les yeux ébahis, le regard focalisé sur ces masses qui bougent devant nous. Sans oublier le son du pas lourd de l’éléphant qui se fait plus intense. Bien sur, on ne sait pas quelle pourrait être la réaction de ces animaux. On est invitée à contempler tout simplement ces scènes de privilégiés alors que notre première journée se termine alors que l’on rejoint déjà notre premier camp.

Le soleil se couche au loin
Le soleil se couche au loin

Le camp Okokuejo

Alors qu’on s’enregistre déjà à la réception du camp, on constate qu’ici, tout est bien organisé. Dans un coin, quelques commerces. Nous rejoignons déjà notre campsite pour installer dans la nuit qui a commencé à s’installer notre tente. Un espace pour faire un barbecue, une table avec chaises nous est proposée. Le temps d’éplucher quelques pommes de terre et de lancer notre repas que nous décidons de gagner à pied le point d’eau. Dans chaque camp que nous avons visité, il y a un point d’eau qui s’éclaire en pleine nuit pour permettre de contempler les animaux. A notre retour à notre tente, on avale notre repas épuisés par cette première journée, nous nous couchons.

La routine dans le parc national d’Etosha

Il est 6 heures du matin quand on quitte le camp. Le soleil est déjà presque levé pour cette journée inoubliable, on a eu le temps de recharger notre matériel dans notre 4×4 (chaque objet est à sa place : carte, appareil photo et eau). Quelques kilomètres plus loin, la végétation se raréfie et seuls quelques hyènes reviennent hagards de leur chasse dans la brousse. La chaleur devient écrasante. On reste sur le qui-vive mais peu d’animaux se présentent à nous.

Ne jamais sortir de sa voiture dans le parc

Les animaux sont véritablement partout. Parfois on rejoint grâce à l’appli map.tree des espaces protégés pour aller aux toilettes et boire un verre. En général, on ne reste guère longtemps mais c’est l’occasion de sortir de la voiture et de se dégourdir les jambes. Puis on se fait couler un bon café chaud avant de reprendre la route au hasard. Parfois on est chanceux, parfois moins.

Une meute de lionnes avec leur petit à à peine 5 mètres de nous. Notre cœur palpite !
Une meute de lionnes avec leur petit à à peine 5 mètres de nous. Notre cœur palpite !
Les lionnes restent vigilantes sur leur progéniture
Les lionnes restent vigilantes sur leur progéniture
Mais l'envie de bouger pour les petits est plus forte
Mais l’envie de bouger pour les petits est plus forte

Un conseil

On se rend compte très vite que ses vans spécialisés circulent. On décide d’en suivre un car ils travaillent à plusieurs sur l’ensemble du parc et communiquent par talky-walky pour se donner les positions des animaux entre eux. En général, l’opération s’avère bénéfique.

Un oiseau étrange
Un oiseau étrange
L'expression de la savane
L’expression de la savane
Tout est calme
Tout est calme
Combat entre oryx
Combat entre oryx
Une autruche
Une autruche

Halali Camp

Pour cette deuxième soirée, on rejoint Halali Camp. On s’installe et on oublie de ranger notre glaciaire que l’on laisse dehors avant de se rendre compte quelques heures plus tard qu’elle a disparu. Le vol semble peu probable. Bien sur, dans la nuit, impossible de retrouver l’auteur de notre vol. En revanche, si le camps semble bien sur le papier, la réalité est toute autre. Pas de siège, pas de coin barbecue – on a du batailler à l’accueil pour changer d’emplacements. Mais la grande force de ce camp, c’est son point d’eau. Il y a même des sièges hyper bien aménagés pour admirer les bestioles en surnombre. La légende raconte qu’un homme se serait endormi sur un de ces bancs et aurait été mangé par une lionne. Depuis autour du point d’eau, des sécurités ont été ajoutées. On reste là béats à contempler quelques rhinocéros et girafes alors que tout ce petit monde vit paisiblement. On rentre se coucher même si on a du mal à trouver le sommeil à cause de la chaleur étouffante et de la perte de notre glaciaire. Le lendemain matin, Julien la retrouve à plusieurs mètres de là, les aliments éventrés au sol. On est comme ravi d’avoir récupéré notre bien qui n’a même pas été trop abimé de ces aventures.

La nature en plein air
La nature en plein air
Un troupeau d'éléphants
Un troupeau d’éléphants
Un oiseau
Un oiseau
Un bout de squelette
Un bout de squelette
Un troupeau de gnous
Un troupeau de gnous

OIifantrus Camp

On reprend la route en direction vers l’est du camp, une partie qui n’est ouverte que depuis 4 ans. La forêt y est comme pétrifiée, la végétation plus aride, les animaux moins nombreux. Mais les décors sont quand à eux vraiment splendides. La piste semble difficile par endroit. En revanche, lorsqu’on arrive au camp, le ton est donné ! C’est un ancien camp d’exécution des éléphants, où la potence est encore présente. Soudain le vent se lève, quelques gouttes de pluie arrivent. Mais l’endroit est vraiment grandiose. Un espace d’observation a même été aménagé au dessus du point d’eau pour pouvoir contempler les animaux. Vous êtes donc au plus proche de la nature, en plein bush. Nos voisins, un couple de voyageurs français, vient à notre rencontre et sauvera notre nuit en nous prêtant des câbles pour renforcer le maintien de notre tente au sol. Il n’y a pas de lodge dans ce campement alors qu’en général, on trouve des lodges de luxe dans ces réserves animalières qui permettent d’observer faune et flore dans le confort.

Un rhinocéros
Un rhinocéros

Liberté totale

Mais il est déjà temps d’entamer notre road-trip à l’extérieur du parc national d’Etosha. On quitte alors cette réserve avec l’impression d’avoir vécu un rêve d’enfant. On en gardera des souvenirs incroyables, les photos en surnombre de ces instants parfois fugaces où nous avons croisés des animaux sauvages. La Namibie incarne réellement ce sentiment de liberté en pleine nature…


Rédigé par Christel Caulet

le 26 novembre 2019

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