Australie : Reprendre la route pour 3 semaines

Australie Road trip

Après quelques jours à Alicia Springs pour me reposer – enfin ! -, il est déjà temps de reprendre la route vers Adélaïde… J’ai une appréhension avant de partir suite à une conversation avec un mec croisé dans un pub. Rencontre. Australie : Reprendre la route pour 3 semaines

Australie : Prendre la route pour 3 semaines

Bien sur, avant d’arriver jusqu’ici, il y a eu la grande barrière de corail. Alors forcément il y a quelque chose de méga flippant avant de prendre la route pour plusieurs jours pour ce roadtrip itinérant en Australie. Sur mon retour des Tennant creek après avoir visité les Devil’s Marbles, je m’arrête un peu au hasard dans ces grands pubs ou bars qui se déploient le long des routes en Australie. Sincèrement, on y fait des rencontres surprenantes des fois. Là, alors que je venais de commander mon cheeseburgers, un mec commence à me parler. Il trouve mon accent français fascinant et moi, je suis toute fière de lui montrer mes progrès en anglais que j’ai fait en même pas 15 jours. Au fur et à mesure de la conversation, je lui explique que, dans les prochains jours, j’ai prévu de rejoindre Adélaïde. Alors que je narre mes exploits de visites précédentes, le mec soulève ses lunettes sur le bout de son nez pour mieux me regarder. Vous savez, le genre de regard insistant où tu t’imagines dans les pires films. Un peu plus fébrile, je continue. Le type décide alors de me  couper la parole et sourit déjà en amenant son verre de bière près des lèvres et me lance :  » Tu dois être sure de ton van pour faire une telle route. Tu sais, il y en a qui n’en sont pas revenus « , dit-il l’air sérieux.  En entendant ces paroles, je manque de m’étouffer avec mon cheeseburger.

Visiter l’Australie

Partir en Australie pour 3 semaines, rouler pour rouler, faire un road trip de dingue et en prendre plein les yeux ! C’était ça, le but initial : aller en Australie et aller à la rencontre des vrais aborigènes. Je voulais partir, quitter la France pour découvrir le monde. Là, j’étais à l’autre bout du monde au vrai sens du terme pour un voyage sur mesure où les kms s’alignaient les uns après les autres. J’avais pour cela fait la demande d’un permis international de conduite. Découvrir l’Australie a quelque chose de fascinant, surtout quand on se retrouve seule dans un van. Mais c’est synonyme de grands espaces aussi. De paysages désertiques aussi. De routes interminables, de kangourous que l’on croise aussi parfois. Destination paradisiaque par excellence, elle véhicule tout ce qu’on peut imaginer. A l’instar de sa grande soeur La route 66, elle  vous transporte véritablement à travers des paysages grandioses à couper le souffle. Un voyage aventure hors des sentiers battus par définition qui impose automatiquement un certain respect de la part des backpackers ou des aventuriers. Ce voyage en Australie avait le goût d’un vrai périple, une odyssée indéfinissable  à parcourir avec ces paysages magnifiques. Un itinéraire qui allait m’emmener jusqu’au cœur de l’Australie. Voyager seule en Australie fut un véritable épreuve lors de ce circuit Australie.

Vacances en Australie

Très vite le quotidien que je m’impose pour cette vie en Australie oblige à une certaine modestie car on ne sait jamais ce qu’on va croiser sur la route en Australie. Lever le campement, prendre le volant vers des zones reculées, s’arrêter, boire un café quand on trouve un coffee shop ouvert, puis faire le plein de victuailles et repartir en ayant mis sa playlist préférée. Des fois, se rendre compte qu’on parle toute seule dans le van en plein milieu du bush australien. En sourire. Puis se reconcentrer pour trouver un endroit où camper dans ce grand pays.Parfois être obligée de faire du camping sauvage en se disant qu’on ne le fera plus jamais et en flippant toute la nuit. Traverser le désert australien aride à perte de vue, c’est prendre l’habitude de regarder le lever de soleil. Puis se laisser distraire par un oiseau qui passe. Et repartir… Pour des kilomètres et des kilomètres, oublier de lire les panneaux de signalisation. Le dépaysement est total, les sensations fortes par définition. Marquer sur une carte routière les lieux touristiques et les points stratégiques à voir. S’arrêter sur une aire de repos, faire quelques photos de voyage et puis repartir. Bien sur des fois il y a des imprévus. Une roue à changer, un signal lumineux qui clignote qui vous laisse présager à rien de bon mais ne jamais désespérer. Continuer la route pour en apprécier tout son charme en passant par des lieux incontournables. Trouver une station service au pays des kangourous, faire le plein de son van australie. C’est un peu tout ça que j’ai découvert pour voyager en Australie. Poursuivre mes tribulations en Australie et sillonner les routes les plus perdues de l’Australie.

Tu sais changer une roue ?

Certes,  mon van est solide mais de là à dire que j’en suis sûre serait quand même un peu utopique. « Tu sais changer une roue ? Tu t’y connais en réchauffement de moteur ? Parce que c’est très fréquent ! » précise-t-il. Sa voix est lourde de sens. Bon ok, ça, j’exagère un peu mais je le trouve vraiment flippant ce mec. Niveau mécanique, j’ai un niveau crèche à peu près. Changer une roue, sur le papier, je sais faire, cela m’est arrivée une fois à Bordeaux en école de journalisme. Mais alors niveau moteur, j’y comprends rien. Pour changer la conversation, je le relance en lui demandant si lui, il l’a déjà faite cette route. Il sourit -preuve quand même qu’il y a un brin d’humanité chez ce mec- et me dit qu’il l’évite comme le diable. Je lui demande alors pourquoi. Et là, il me fait le récit que beaucoup d’Australien vous feront si vous leur posez la question. « C’est une route mortelle, d’un ennui incroyable. Il y fait chaud comme nulle part ailleurs, et tu croiseras très certainement personne. » Il se lève, ramasse ses affaires et m’abandonne là.

Aller jusqu’à King’s Canyon

Road-trip en Australie : Reprendre la route Australie : Reprendre la route pour 3 semaines

Dans ma tête, c’est une tornade qui vient de s’abattre sur moi. Je commence à être parano. Y aurait il en Australie une route sympa et accueillante ? Je me décide à reprendre mon fidèle allié de van, passe dans ma chambre d’hôtel prendre mes affaires et me voilà décidée à faire vérifier mon van avant de me lancer sur la route. A la station essence, alors que j’en profite pour faire le plein, je demande qu’on vérifie l’état de mon moteur et la pression de mes pneus. Le garagiste sourie et part effectuer les vérifications demandées. Je profite du temps pour m’acheter quelques victuailles, de l’eau, le voilà qui revient souriant. « Votre van est en parfaite santé et vos pneus étaient un poil dégonflés alors je leur ai mis quelques bars.  » Me voilà rassurées, prête à filer vers Adelaïde avec un détour d’abord au King’s Canyon, à seulement  plus de 400 kilomètres.

Un road-trip aussi long que beau

Le décor change quand on arrive à King's Canyon Le décor change quand on arrive à King’s Canyon

La route est longue, j’y épuise mon stock de cds, avale des tonnes de chips et ingurgite des litres de coca. Il me faut environ 7 heures pour y accéder. C’est long, très long. Surtout quand on est seule dans un van. Je crois que je connais tout Britney Spears grâce à ce voyage. Mais j’aurai été idiote de ne pas y être allée. Sincèrement. Là, après avoir avalé autant de poussière depuis des jours, je me retrouve dans un eldorado. Du moins, c’est la sensation que j’ai. C’est la troisième attraction touristique du coin. Je trouve le camping, me prends une douche et m’endors dans mon van, prête à en découdre avec King’s Canyon. Le lendemain matin, une fois le petit déjeuner avalé, j’ai rendez-vous avec un ranger du coin pour partir en randonnée. Le décor y est tout simplement spectaculaire. Je découvre des alignements de rochers, des falaises abruptes au milieu d’une végétation dense et unique. Progressivement, le décor change. La végétation reprend son rôle pour laisser place à un canyon absolument impressionnant du haut duquel le vertige pourrait vous prendre. Ses roches de grès orangées offrent des panoramas exceptionnels sur l’immensité du désert. Tout en bas, on entend du haut de la falaise, le bruit d’une rivière. Mike, le ranger, nous explique qu’il y a un jardin d’Éden. Puis finalement, le groupe décide face à l’immensité de ce panorama, d’y aller. On descend donc tout en bas à pied, à notre rythme. Tranquillement. En bas, alors que je déprime déjà à l’idée de devoir remontée en haut, Mike nous annonce qu’il y a des bus pour remonter. Je cris alors un aleluya spontané et me réjouit d’être venue voir ce très beau coin d’Australie.

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