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Road-trip en Australie : Reprendre la route

Australie Road trip

Après quelques jours à Alicia Springs pour me reposer – enfin ! -, il est déjà temps de reprendre la route vers Adélaïde… J’ai une appréhension avant de partir suite à une conversation avec un mec croisé dans un pub. Rencontre. Road-trip en Australie : Reprendre la route

Road-trip en Australie : Reprendre la route

Il y a quelque chose de méga flippant avant de prendre la route pour plusieurs jours en Australie. Sur mon retour des Tennant creek après avoir visité les Devil’s Marbles, je m’arrête un peu au hasard dans ces grands pubs ou bars qui se déploient le long des routes en Australie. Sincèrement, on y fait des rencontres surprenantes des fois. Là, alors que je venais de commander mon cheeseburgers, un mec commence à me parler. Il trouve mon accent français fascinant et moi, je suis toute fière de lui montrer mes progrès en anglais que j’ai fait en même pas 15 jours. Au fur et à mesure de la conversation, je lui explique que, dans les prochains jours, j’ai prévu de rejoindre Adélaïde. Alors que je narre mes exploits de visites précédentes, le mec soulève ses lunettes sur le bout de son nez pour mieux me regarder. Vous savez, le genre de regard insistant où tu t’imagines dans les pires films. Un peu plus fébrile, je continue. Le type décide alors de me  couper la parole et sourit déjà en amenant son verre de bière près des lèvres et me lance :  » Tu dois être sure de ton van pour faire une telle route. Tu sais, il y en a qui n’en sont pas revenus « , dit-il l’air sérieux.  En entendant ces paroles, je manque de m’étouffer avec mon cheeseburger.

Tu sais changer une roue ?

Certes,  mon van est solide mais de là à dire que j’en suis sûre serait quand même un peu utopique. « Tu sais changer une roue ? Tu t’y connais en réchauffement de moteur ? Parce que c’est très fréquent ! » précise-t-il. Sa voix est lourde de sens. Bon ok, ça, j’exagère un peu mais je le trouve vraiment flippant ce mec. Niveau mécanique, j’ai un niveau crèche à peu près. Changer une roue, sur le papier, je sais faire, cela m’est arrivée une fois à Bordeaux en école de journalisme. Mais alors niveau moteur, j’y comprends rien. Pour changer la conversation, je le relance en lui demandant si lui, il l’a déjà faite cette route. Il sourit -preuve quand même qu’il y a un brin d’humanité chez ce mec- et me dit qu’il l’évite comme le diable. Je lui demande alors pourquoi. Et là, il me fait le récit que beaucoup d’Australien vous feront si vous leur posez la question. « C’est une route mortelle, d’un ennui incroyable. Il y fait chaud comme nulle part ailleurs, et tu croiseras très certainement personne. » Il se lève, ramasse ses affaires et m’abandonne là.

Aller jusqu’à King’s Canyon

Road-trip en Australie : Reprendre la route Road-trip en Australie : Reprendre la route

Dans ma tête, c’est une tornade qui vient de s’abattre sur moi. Je commence à être parano. Y aurait il en Australie une route sympa et accueillante ? Je me décide à reprendre mon fidèle allié de van, passe dans ma chambre d’hôtel prendre mes affaires et me voilà décidée à faire vérifier mon van avant de me lancer sur la route. A la station essence, alors que j’en profite pour faire le plein, je demande qu’on vérifie l’état de mon moteur et la pression de mes pneus. Le garagiste sourie et part effectuer les vérifications demandées. Je profite du temps pour m’acheter quelques victuailles, de l’eau, le voilà qui revient souriant. « Votre van est en parfaite santé et vos pneus étaient un poil dégonflés alors je leur ai mis quelques bars.  » Me voilà rassurées, prête à filer vers Adelaïde avec un détour d’abord au King’s Canyon, à seulement  plus de 400 kilomètres.

Aussi long que beau

Le décor change quand on arrive à King's Canyon Le décor change quand on arrive à King’s Canyon

La route est longue, j’y épuise mon stock de cds, avale des tonnes de chips et ingurgite des litres de coca. Il me faut environ 7 heures pour y accéder. C’est long, très long. Surtout quand on est seule dans un van. Je crois que je connais tout Britney Spears grâce à ce voyage. Mais j’aurai été idiote de ne pas y être allée. Sincèrement. Là, après avoir avalé autant de poussière depuis des jours, je me retrouve dans un eldorado. Du moins, c’est la sensation que j’ai. C’est la troisième attraction du coin. Je trouve le camping, me prends une douche et m’endors dans mon van, prête à en découdre avec King’s Canyon. Le lendemain matin, une fois le petit déjeuner avalé, j’ai rendez-vous avec un ranger du coin pour partir en randonnée. Le décor y est tout simplement spectaculaire. Je découvre des alignements de rochers, des falaises abruptes au milieu d’une végétation dense et unique. Progressivement, le décor change. La végétation reprend son rôle pour laisser place à un canyon absolument impressionnant du haut duquel le vertige pourrait vous prendre. Ses roches de grès orangées offrent des panoramas exceptionnels sur l’immensité du désert. Tout en bas, on entend du haut de la falaise, le bruit d’une rivière. Mike, le ranger, nous explique qu’il y a un jardin d’Éden. Puis finalement, le groupe décide face à l’immensité de ce panorama, d’y aller. On descend donc tout en bas à pied, à notre rythme. Tranquillement. En bas, alors que je déprime déjà à l’idée de devoir remontée en haut, Mike nous annonce qu’il y a des bus pour remonter. Je cris alors un aleluya spontané et me réjouit d’être venue voir ce très beau coin d’Australie.

 


Rédigé par Christel Caulet

le 21 juin 2014

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