Parcourir la Namibie en roadtrip

Pas toujours évident d’organiser un voyage en Namibie même si c’est un pays superbe et immense… Forcément, ici, vous allez prendre de longues routes qui traversent des paysages désertiques, une nature époustouflante, de la poussière et de la terre rouge… Mais ce sera assurément le road trip africain dont vous rêvez…

Faire un roadtrip en Namibie

Prendre la piste
Prendre la piste

Organiser un voyage en Namibie prend du temps, Comptez 2 mois pour découvrir tout ce que la Namibie a à offrir et vous familiariser avec les lieux, trouver les bons hôtels… Comme c’est un pays immense très peu équipé, vous allez devoir faire des choix… D’abord déterminer le temps que vous allez y passer, puis ensuite, un conseil, déterminer votre itinéraire. Notre erreur fut de vouloir à tout prix voir Fish River Canyon. Si le lieu est exclusif et absolument splendide, je ne crois pas à mon goût que si on repartait en Namibie demain, je resignerai pour me taper autant de voitures… Car oui, votre voiture va devenir votre meilleure amie. C’est long, très long… Et parfois vous pouvez rouler sans croiser une âme qui vive. Dans tous les cas, c’est une véritable expérience de voyage… Voyager en Afrique, c’est découvrir des Sites incontournables, de grands Espaces naturels Inoubliables, des Joyaux de Déserts, de Vastes étendues Incontournables, à Couper le souffle. C’est aussi découvrir la Vie sauvage au sens réel du terme quand tu croises sur la route des troupeaux d’éléphants ou des lionnes. C’est aussi partir en safari dans une réserve naturelle fabuleuse Etosha… Bref, l’occasion de faire un voyage inoubliable qui vous marquera à jamais. Entre parcs nationaux, paysages grandioses, trésors incontournables, faune sauvage, tentes, merveilles namibiennes en Afrique.

Notre itinéraire en Namibie

Un conseil : Pour les filles qui voudraient voyager seules là-bas, préparez vous à l’avance en apprenant à changer vos roues parce qu’il est bien possible que vous devrez changer vos pneux à plusieurs reprises. Car ce ne sont pas des routes bitumées comme chez nous, c’est davantage de la piste qu’autre chose. Si nous avons été bénis sans avoir de problèmes pneumatiques, on a croisé au début de notre voyage, deux nanas qui voyageaient seules qui nous ont confié en « avoir véritablement marre » de changer les pneus. « Sous le soleil, la chaleur, c’est pas évident. Ajoutez-y qu’on n’était pas des expertes. Je pense qu’avec le recul, on aurait du être plus vigilantes lorsqu’on a loué la voiture… Ils ont du se dire : « Voilà deux jeunettes, on va leur refiler la vieille bagnole avec les pneus usés. » Sauf que quand tu passes ta vie à changer les pneus c’est agaçant. Il faut avoir de la puissance dans les bras… »

Du coup, heureusement pour elles, on les a croisées sur une grande route. Par conséquent, évitez de partir sur des routes moins fréquentées. Vous risquerez de le regretter.

Grosso modo, quand on a organisé ce voyage en Namibie, on savait qu’on allait passer 12 nuits sur place. On voulait impérativement voir : le désert du Namib à Sossusvlei et le parc national d’Etosha. Je dirai qu’il vous faudra organiser votre séjour autour de deux pôles maximum. Nous avons été trop gourmands pour notre part en voulant aller voir le Fish River Canyon. C’est faisable mais épuisant.

Jour 1 : Windhoek – Waterberg

Après un vol depuis Johannesburg, nous arrivons à Windhoek, la capitale. On récupère la voiture de location après deux heures d’attente… Nous avions fait le choix de prendre un bon 4X4 et on ne l’a pas regretté. Parce que vraiment les routes peuvent être difficilement accessibles. Nous n’avions pas pris une hussarde pour des raisons de tarifs. C’est clairement prohibitif. Par conséquent, on était équipés d’une petite tente, de nos duvets, de notre matériel de camping et de matelas que l’on avait rangé dans une valise et dans l’autre on avait mis nos vêtements et chaussures. On a longtemps hésité à prendre ces grosses hussardes dont le toit est équipé d’une tente et d’un frigo… Très sincèrement, on a beaucoup hésité. La seule chose qui nous a le plus manqué fut le frigo. Même si on avait prévu le coup. On avait pris dans notre grosse valise, un mini frigo. C’est surtout le confort qui nous a le plus manqué. Avoir une table pour manger et des chaises est quand même grandement appréciable. Ce fut donc roots mais quel voyage, une aventure exceptionnelle.

Une fois notre véhicule en main, on part illico vers la région du Waterberg même si avant de quitter la civilisation à Windhoek, on fait le plein alimentaire dans une grande surface. Et puis on trace la route… Très vite, le paysage vous plonge ailleurs entre haut plateaux et collines verdoyantes. La première chose qui nous surprend c’est lorsqu’on pénètre sur ces pistes qui sont très larges. Il faut à chaque fois sortir de la voiture, ouvrir une porte, passer et ressortir du véhicule pour la refermer. Pensez bien à refermer après vos passages car c’est pour des raisons de protection animale que ces portes sont installées. Vous y croiserez si vous êtes chanceux des antilopes, des éléphants ou des girafes. Le décor est vraiment sublime malgré la sécheresse qui se fait ressentir (l’herbe est parfois jaunie). Après deux heures et demie de routes, on arrive enfin au Campsite du Waterberg Plateau Park. Si on avait remarqué l’endroit en roulant, ces énormes falaises en grès rouge dominent le paysage naturel sans égal.

Le Campsite du Waterberg Plateau Park

Une fois que notre emplacement de camp nous est donné, on s’installe. L’endroit est charmant et très confortable avec de très belles vues et un coucher de soleil somptueux. Sur le même site mais à l’écart, il y a un restaurant, une piscine, et des chalets en self catering qui ont l’air aussi très bien. On part faire une randonnée même si on ne découvre aucun animaux. Les animaux seraient craintifs parait-il. La brousse est épaisse. On profite également des piscines pour se rafraîchir. On rencontre nos partenaires de camps, deux jeunes femmes qui voyagent seules. Tout semble parfait.

Le gros plus de ce lieu sont ces toilettes particulièrement propres et spacieuses. C’est vraiment appréciable. Qui plus est chaque camp a son bungalow de toilettes individuel en quelque sorte.

Jour 3, 4, 5 : Etosha

Le lendemain, on se réveille tôt, on range illico notre camps pour prendre la route vers le mythique parc d’Etosha. 3 heures plus tard, on arrive à Etosha. Ce parc offre un paysage qui s’étend sur plus de 20000 m². Le cadre est absolument charmant. Sans oublier qu’immédiatement, la faune locale vous invite à la découverte. On a vraiment préféré Etosha au Parc Kruger. La densité animale est équivalente selon moi, mais c’est les paysages qui changent plus et qui permettent de découvrir l’endroit. On décide de traverse la réserve animale de l’est à l’ouest.

A noter : il existe sur l’ensemble du parc des points d’eau fréquentés par les animaux et c’est vraiment impressionnant ! On y a croisé des éléphants, des lionnes, des springbocks, des rhinocéros, des girafes… C’est l’un des moyens de faire une pause café en général pour nous avec la cafetière Handpresso, une cafetière qui s’adapte au mode nomade. Une capsule de café, quelques minutes à attendre que l’eau soit chaudes et hop, on fait couler un petit noir délicieux. C’est vraiment appréciable pour un voyage comme celui-ci.

Nuit 1 : Namutomi Rest Camp

Pour notre première nuit, on dort au Namutomi Rest Camp, situé immédiatement après l’entrée du parc. Ici, on avait loué un emplacement de camping qui est vraiment superbe et bien agencé. Des tables et des chaises sont disponibles, ce qui est bien pratique. Et on retrouve par hasard nos partenaires de camping de la veille qui sont également installés juste à côté de nous. On installe donc notre camp avant de rejoindre le point d’eau où les animaux se rassemblent en fin de journée.

Nuit 2 : Okokuejo Rest Camp

Le lendemain, dès le réveil, l’excitation est palpable. Direction les mythiques pans de sel entre paysages lunaires et ultra photogéniques. La cafetière est chargée, le matériel de camping rangé… Nous voilà sur les routes, entre poussières et une faune animale incroyable… On alterne entre vives émotions et moment de calme lorsqu’on croise tour à tour des hyènes, des léopardes avec des petits et zèbres en surnombre. Toute la journée se passe ainsi guetter les animaux avec vigilance, pause pour manger ou boire un kawa chaud et grignoter un morceau quand vers 17h il est déjà temps de se rendre au Halali rest camp pour s’installer. Mais là, c’est loin d’être parfait malheureusement. On trouve notre emplacement avec difficulté, le garde du camps n’étant guère collaboratif. On installe notre camps puis on décide d’aller au point d’eau éclairé qui lui en revanche est vraiment top. On s’installe en prenant un petit apéro et on contemple les animaux dans le calme qui se donnent en spectacle. Quand on revient à notre camp, Julien se rend compte alors qu’on nous a volé notre glaciaire compromettant ainsi nos chances de survie… On s’endort donc pas très rassuré. Après une mauvaise nuit, on se réveille inquiets… On profite du soleil levant pour jeter un coup d’oeil aux alentours, Julien découvre alors à 20 mètres de là, notre glaciaire déchirée en partie vide mais le dommage est moins pire qu’il n’y parait. Il revient alors triomphant au camp. Après déduction, on comprend qu’un singe a du nous le piquer sans qu’on s’en aperçoive et a du l’ouvrir pour prendre les produits à manger qu’elle contenait.

On est quand même rassuré sur l’environnement de ce parc et sa population.

Un conseil : Rangez bien tout dans votre voiture et non dans votre tente. Parce que les singes peuvent les ouvrir ! Cela nous servira de leçons. Avec le recul, on préfère en rire…Alors qu’on est sur le point de repartir pour notre journée dans le parc d’Etosha.

Nuit 3 : Réserve d’Olifantsrus Rest camp

Vers la fin de la journée, on trouve un spot pour observer, les yeux médusés, la chasse de quatre hyènes sur un troupeau d’antilopes. Chacun observant les réactions de l’autre dans un calme assourdissant. Puis on rejoint pour notre dernière nuit à Etosha. Le temps s’est légèrement dégradé, le ciel étant à la fois obscur et lumineux. On installe donc notre camps sous la pluie dans la réserve de Olifantsrus Rest Camp, le camp le plus à l’ouest à Etosha. C’est l’un des derniers camps à avoir été installé. Par conséquent tout y est très bien agencé. On rencontre des voisins très sympas qui nous filent un sacré coup de main pour nous aider à maintenir la tente au sol tant il vente. On mange tous ensemble dans une bonne ambiance avant de rejoindre le point d’observation en hauteur qui permet d’observer girafes, éléphants et rhinocéros. Le décor est splendide.

Jour 5 : Kamanjab

On quitte Etosha avec des regrets puisque nous n’avons toujours pas vu le moindre guépard. A regret, il faudra donc revenir une autre fois. Mais peu importe, direction Kamanjab. Ici, les paysages sont époustouflants tout en étant très différents des précédents. On y trouve des montagnes rouges aux formes doucement érodées. Cette ville fera office d’agréable halte sur la route. Une grande surface permet de se ravitailler en alimentation et en essences. Ici, on découvre au fil d’une randonnée des gravures pariétales sur des montagnes qui valent vraiment le détour. Même si on ne parvient pas à distinguer réellement ce qui a été dessiné sur ces peintures rupestres dessinées par les Bushmens. Mais il est déjà temps de rejoindre le Kamanjab Rest Camp. Là, dans un parc immense, se trouve des lodges confortables. Les jeunes propriétaires sont charmants, toujours prêts à vous aider dans ce lieu plein de charme. Pour une fois, nous dormirons dans un lit confortable ! Ce qui n’est pas pour me déplaire… Il y a une piscine également disponible. J’y serai bien restée plus longtemps mais pas le choix, il faut reprendre la route…

Jour 6 : Sesfontein

Là, on est réellement dans le Damaraland. Les paysages offrent un mix entre désert et oasis. Les routes peuvent être uniquement accessibles en 4X4. On y découvre une chaîne de montagnes splendides. Un conseil : Prenez de l’eau en quantité suffisante. Parmi les territoires qui restent à explorer : le canyon de Otjitaimo attend les aventuriers. Le paysage peut y être stupéfiant… Mais résolument grandiose. Au bout de 3heures de routes difficiles on décide de faire demi-tour, vaincus par les virages épars.

Il est alors temps de reprendre la route vers Palswag, prochaine étape de notre roadtrip en Namibie. Très vite, le paysage devient captivant, offrant des points de vue qui rappellent les États-Unis. Au fil de la route, on ne compte plus le nombre de garages qui semblent s’être improvisés. Pourtant la route est superbe. Quand soudain, au détour d’un virage, se trouve un camping, lieu de notre prochain campement. On s’installe rapidement avant d’aller profiter de la piscine du camping puis de la vue absolument incroyable sur la faune et flore du lieu. Les paysages sont d’une beauté insolite au moment du coucher du soleil depuis l’emplacement N°5 où on est installés. Il arrive aussi que l’on croise Jimbo, nom donné à un éléphant qui erre autour du camping en toute liberté.

Juste à côté, il y a le Torra Conservancy (550 $N) , idéal pour faire un safari en voiture. Si nous n’avons pas eu al chance de croiser des animaux, on avait vraietn l’impression d’être dans un de ces parcs américains. En revanche, on a croisé un peu par hasard, dans le parc, nos deux compères seules qui venaient de crever une énième fois. Si le moment prêtait à l’amusement, les deux malheureuses étaient abattus par la 4e roue qu’elles venaient de changer. Le temps de les aider à changer la roue et on a repris notre route…

Très vite, c’est à notre tour d’avoir des problèmes avec notre véhicule. Julien découvre alors que le bas du véhicule tombe tout simplement. On décide alors lors de notre prochaine étape de s’arrêter dans un garage pour faire réparer ce problème. Là encore, on a une chance de dingue. On tombe par le jeu de hasard sur un Allemand, très sympa qui nous encourage à laisser le véhicule au garage pendant qu’il nous emmène en balade. Très vite, on entre chez lui. Une maison où sont collectionnées dans le jardin des cadavres d’animaux et des côtes de baleines. Guère réjouissant ! Pourtant notre hôte est absolument sympa… Il nous ramène à un bar en ville pour nous y déposer le temps de réparation.

Fin de la journée, on récupère notre voiture et on rejoint notre lieu d’hébergement le Daureb Isib Campsite and B&B. Et là, c’est grand luxe ! C’est vraiment grandiose ! La climatisation, le frigo, la douche, le canapé, la table extérieure, l’espace, la décoration africaine pur jus… Pas un seul anicroche. On se fait même un barbecue et profitons du ciel étoilé pour refaire le monde un peu plus juste. Le lendemain matin, après une nuit de rêve, il est temps d »aller prendre le petit déjeuner au Cactus & Coffee Teagarden and Namib Desert Nursery.

Jour 7 : Spitzkoppe, aux portes du Damaraland

Avant d’arriver à Spitzkoppe, on s’arrête au San Living Museum qui vaut vraiment le coup. On y rencontre la population San qui nous dévoile ses habitudes alimentaires, ses méthodes de survie dans ce terrain hostiles, les plantes médicinales qu’ils utilisent, la langue et les dialectes qu’ils parlent. C’est super intéressant et très ludique… C’est un des moments que nous avons préféré dans ce voyage. Les enfants eux adoreront ce type d’expériences qui mêlent contact, jeu, devinettes et danses.

Contrairement aux autres régions où, nous traversons des paysages pelés et mornes en se demandant parfois un peu sur quoi on va tomber. Là, c’est totalement incroyable quand on arrive au coeur des monts Spitzkoppe qui dominent la plaine. Couleurs lumineuses, formes insolites, ce massif rocheux s’impose comme un spot à voir. C’est un des plus beaux sites de la Namibie à mon goût. J’ai vraiment adoré ! Si vous décidez d’aller à Spitzoppe, sachez que vous serez sur un campsite qui est l’un des plus sauvages et des plus spectaculaires qu’on ait vu. Ici, peu de chance de croiser ses voisins de camping puisque chaque emplacement est super éloigné des autres. Tout semble naturel. Très peu d’infrastructures (à part douches et un robinet d’eau à l’entrée du site). Ici, comme à peu près partout où on ait été, il y a une zone pour le barbecue.

Un conseil : Il est préférable d’arriver tôt pour pouvoir choisir les meilleurs emplacements et notamment ceux de 9 à 11 qui sont bien situés pour aller admirer le coucher du soleil (nous étions au 12).

Le lendemain matin, on profite des températures fraiches au lever du soleil pour aller découvrir le parc. Se balader à pied pour une randonnée puis en voiture dans la réserve et grimper en-haut des rochers offrent des moments rares au coeur d’une nature bouleversante de beauté.
http://www.spitzkoppe.com

Jour 8 & 9 : Swakopmund, Walvis Bay & Sandwich Harbour

L’idée de gagner enfin la côte et de retrouver la civilisation nous rend heureux. Première ville où l’on passe uniquement : Swakopmund, Très sincèrement, ce n’est pas une merveille de beauté. Ça sent l’usine à vacanciers. Bref, très peu pour nous. C’est dommage parce que la région est souvent une étape indispensable dans le voyage et a, malgré tout, bien des choses à offrir entre l’Océan et le désert à ses portes. Nous continuons notre route vers Walvis Bay, à 30 kms de Swakopmunde, où nous avons décidé de loger dans un b&b au Kleines Nest Bed and Breakfast. Cette ville n’a pas beaucoup d’intérêt mis à part les colonies de flamants roses qui y ont élu domicile et les phoques qui se trouvent juste à côté. Il faut donc faire un circuit aux alentours de Walvis Bay pour découvrir autrement cette ville. Enfin, c’est aux portes de Sandwich Harbour, un site unique où le désert se jette dans la mer qu’il vous faudra aller pour en prendre plein les yeux si vous voulez découvrir la Namibie hors des sentiers battus. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, c’est vraiment l’intérêt de cette ville. Il y a toujours quelque chose à faire entre la mer et le désert.

C’est comme cela que l’on décide de partir en4X4 dans les dunes de sable fin de Sandwich Harbour. C’est spectaculaire et à faire impérativement. Car gravir avec des experts de la manœuvre ces colosses de sable de plus de 40 étages fait quand même quelque chose…. C’est vraiment sensationnel. Sans oublier l’apéro au milieu des dunes de sable avec du champagne !

Jour 10 : Campsite de Sesriem et Sossusvlei

Rejoindre Sesriem sera éprouvant pour le conducteur. Non que la route soit mauvais mais elle est terriblement longue et morne au départ. En revanche, une fois franchis les 100 premiers kilomètres, c’est une succession de paysages grandioses d’une beauté saisissante. Les kilomètres s’avalent sous des yeux abasourdis. On passe devant des montagnes à la roche d’ardoise, des mers de douces collines, des grandes plaines vertes ou couvertes de fleurs jaunes, des dunes de sable….. C’est l’un de mes endroits préférés tant la quantité de paysages différents est inouïe. Comptez 4 heures de route…

Sur la route, il faudra impérativement vous arrêter dans l’hôtel de luxe du Grootberg Lodge. Au delà des chambres de luxe dont dispose ce lieu, c’est sa vue impressionnante, la plus spectaculaire qu’on ait vu en Namibie. On décide de s’arrêter au Gondwana Namib Desert Lodge pour passer un nuit dans un lodge de luxe et se reposer. Ce lieu est absolument grandiose car il offre des panoramas grandioses et un confort appréciable (piscine, magasin).

On reprend la route le lendemain matin requinqué par cette nuit de rêve. Il est alors temps de rejoindre Sesriem et le campsite de Sesriem ! Là encore, c’est des panoramas grandioses… On se retrouve dans ce camping géantissime avec la sensation d’être au milieu de nulle part. De Sesriem, on ne peut pas encore distinguer le paysage mythique de Sossusvlei, sans doute l’endroit le plus connu de Namibie. De quoi se préparer le lendemain matin à l’aube à rouler pendant 45 minutes pour se retrouver dans ce décor hallucinant. Entre les dunes de sables jaunes orangés et le sel blanc immaculé. Évidemment on se prend au jeu d’escalader la Dune 45 avant le lever de soleil. L’instant est incroyable quand les premiers rayons viennent caresser notre visage au sommet de la célèbre dune. On redescend alors en se laissant glisser dans le sable pour rejoindre le vlei au milieu des dunes là où quelques acacias ont tentés de pousser jadis.

A l’entrée du campsite de Sesriem, un autre site vaut le détour : Le canyon de Sesriem. Ici pas de dunes de sable mais une balade entre rochers proéminents et sable dans un canyon ombragé. Le lieu vaut le détour.

Jour 11 et 12 : Desert Namib rand family

Après cette journée d’aventures dans les dunes, on quitte Sesriem pour rejoindre notre dernier campement. Le lieu se dit exclusif. Il faut le réserver longtemps à l’avance pour avoir la chance d’y aller. Ici la nature est la reine, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Là où j’ai été vraiment très déçue par l’endroit c’est qu’en plus d’être très cher, l’accueil y est désastreux. Tout est indiqué par des jeux de flèches très mal indiquées. Résultat : on a fait une fausse manœuvre. Rien de bien méchant en apparence. Mais ce que je n’ai absolument pas apprécié c’est quand deux heures après un mec déboule sur le camps, se prenant pour un chef de je ne sais quoi et nous fait une leçon pas permise comme quoi on aurait tué les animaux et la flore, qu’il est là pour nous éduquer et qu’il a le droit de nous virer si cela ne nous va pas. On ferme nos gueules et on en prend plein la gueule pendant une bonne demie heure. Dépité, Julien propose au mec de venir nettoyer l’endroit de ses dommages qu’il aurait causé. Il y va et il comprend alors avoir abimé l’endroit lorsqu’il a fait une bifurcation suite aux indications hasardeuses du dit endroit. Je n’ai toujours pas décoléré d’un tel comportement. Se permettre de t’engueuler comme un chien pour avoir eu un mauvais comportement, je veux bien mais quand tu n’y es pour rien et que c’est la faute du dit camp qui ne t’accueille même pas, ne t’indique rien du tout, je trouve ça gonflé de venir avec ta petite tablette pour te donner des leçons environnementales.

Bref, j’ai trouvé cet endroit beau mais je ne le recommande absolument pas pour son accueil désastreux. Le lieu est soit disant précieux pour son site sur la voie lactée la nuit. Malheureusement, des nuages nous ont empêché de profiter de cette vue. A noter, que ce campement est tout ce qu’il y a de plus basique. Pas de chaises ni de table pour manger. Juste une grand espace pour planter sa tente.

Jour 13 : Lüderitz

On rajoute cette étape sur le coup… La route nous ennuyant et étant très longue, on décide de s’arrêter passer une nuit dans le village de Lüderitz.

Vestige colonial allemand, ici, vous aurez l’impression d’être en Allemagne. Avec l’étrange sensation d’être dans une ville qui n’a pas d’emprise sur le temps. Il y fait un vent à décorner tous les cocus de la terre, un lieu incongru qui ne manque pas de charme. On trouve au dernier moment une chambre dans une auberge de jeunesse locale, cette étape s’étant rajoutée au dernier moment tellement qu’on en avait marre de rouler.

Jour 14 : Alte Kalkofen

Nous reprenons la route avec grand plaisir. Lorsqu’on arrive au Alte Kalkofen, c’est le jour et la nuit. Le site est remarquable, propre et bien agencée, le personnel et les propriétaires super gentils. On s’installe alors dans notre écolodge qui offre un confort véritable. Une douche extérieure a même été installée, une énorme piscine est également accessible. On se fait un barbecue tout en admirant l’horizon aux couleurs chatoyantes du coucher de soleil. Le lendemain matin, un petit déjeuner colossal nous sera proposé.

Jour 15 : Canyon road campsite

Sur la route, on tombe par hasard sur l’un de nos spots que l’on vous recommande ardemment. Le Naukflut park offre des paysages grandioses, l’endroit mérite le détour. Qu’est ce qui nous a poussé à aller découvrir cet endroit ? Je n’en sais rien si ce n’est ma curiosité maladive… Mais aucun regret ! On s’arrête au départ dans un bar sur la route, un peu par hasard. Il y trône de vieilles carcasses de voitures. Puis au moment de la commande, notre serveuse nous demande ce qu’on fait par là. Naïvement, on lui dit qu’on aime prendre des photos et qu’on aime bien découvrir des zones. C’est elle qui nous confie alors ce lieu incongru… La Moon Valley !

Il est alors temps de reprendre la route vers le Fish River Canyon pour rejoindre le Canyon road CAMPSITE où nous passerons la nuit. Si l’endroit est vraiment top, j’ai eu la malheur de tomber malade au cours d’une randonnée en plein désert. Et j’aime autant vous le dire, j’ai bien cru que j’allais mourir là bas. Julien a du retourner à pied au camp, prendre la voiture et venir me chercher tellement que j’étais mal. A mon retour, je me suis glissée dans le lit et j’ai dormi jusqu’au lendemain. Je crois avoir fait une insolation mais je n’en sais rien réellement. Toujours est il que je n’ai guère de souvenir de cet endroit pourtant confortable.

Jour 16 : Le Fish River Canyon

On se lève très tôt à l’aube pour éviter les rayons du soleil qui m’ont mises ko la veille. Pas question de réitérer… Du coup, quand on part découvrir Fish River Canyon, je ne sais trop quoi à m’attendre quand soudain on arrive face à un trou énorme. L’immensité de cette beauté naturelle est bluffante. Pour preuve : Ses mensurations sont dingues : 160 m de long sur 25 km de large avec un dénivelé de 550m de profondeur ! A son fond, il est sensé y couler une rivière qui ressemble à un filet d’eau, sans doute dû à l’absence de pluie depuis déjà 7 ans. Après plus de deux heures à observer ce trou de roches depuis les différents points d’observation, on quitte les lieux. Pour ma part, je suis un peu déçue.

Jour 17-18 : retour sur Windhoek et Johannesburg

Il est alors temps de remonter vers la capitale Windhoek pour rejoindre l’aéroport. Sur la route, on s’arrête une nuit au Keetmanshoop Self-catering où l’accueil est remarquable. Le lendemain, dernière nuit dans un lodge de rêve : Le voyage touche à sa fin et on repart vers Windhoek. 4h d’une très jolie route traversant des petits villages reculés. A deux pas de la fameuse église, on est hébergé au Avani hôtel. Le lendemain matin, c’est la fin de ce voyage. On rend la voiture et reprend l’avion vers la France.

Bilan

Au total, nous avons fait 3500km sur 15 jours. Un voyage qui mêle des safaris, du désert, de la plage et des paysages grandioses… Il y en a pour tous les goûts. Au final, cette destination est absolument magique pour des amoureux de voyages et de nature comme nous. En revanche, j’ai trouvé pour ma part que le contact humain m’avait manqué. Les sites sont grandioses mais on croise peu de gens. Nous avons fait ce voyage à notre rythme plutôt relax en alternant hébergements de luxe et camping. Ce n’était donc pas de tout repos…

Quand partir en Namibie ?

Saison : Mieux vaut éviter l’été austral (décembre à mars) où il fait horriblement chaud, où le risque de malaria est accru dans les zones concernées et qui correspond aussi à la saison des pluies. Nous avons décidé de partir mi octobre jusqu’à début novembre, ce qui est parfait. Même s’il fait quand même très chaud… J’ai fait une insolation.

Routes : On voulait limiter les trop longues routes, du coup, on a fait certaines étapes intermédiaires qui peuvent éventuellement être supprimées.

Logements : On voulait un mélange de lodges et de camping (tente classique sans aucun danger). Le but était d’alterner: 1 nuit de camping / 2 nuits de lodge / 1 nuit de camping…

Découvrir nos visuels de la Namibie

Les parois de Fish River Canyon
Fish River Canyon avec ces parois de roches
Des paysages splendides jalonnent chaque étape de ce roadtrip en Namibie
Des paysages splendides jalonnent chaque étape de ce roadtrip en Namibie
Maigre végétation mais quel décor de rêve !
Maigre végétation mais quel décor de rêve !
La route se glisse dans ce décor sublime
La route se glisse dans ce décor sublime
La chaine de Waterberg s'impose
La chaine de Waterberg s’impose
Des éléphants à un point d'eau
Des éléphants à un point d’eau
Une léoparde et ses petits
Une léoparde et ses petits
Un groupe de lionnes avec leurs petits
Un groupe de lionnes avec leurs petits
Sesfontein
Sesfontein
living-museum-namibie
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Séance make-up en Namibie au Living Museum
Séance make-up en Namibie au Living Museum
Découvrir l'art du jeu San
Découvrir l’art du jeu San
Rituels de fête chez les San
Rituels de fête chez les San
Les femmes san
Les femmes san
Pas de danse San
Pas de danse San
Le Mont Spitzkoppe
Le Mont Spitzkoppe
Spitzkoppe
Spitzkoppe
Le campsite de Spitzkoppe
Le campsite de Spitzkoppe
Spitzkoppe et ses paysages envoûtants
Spitzkoppe et ses paysages envoûtants
Spitzkoppe et ses rochers
Spitzkoppe et ses rochers
Des formes géométriques se dessinent au milieu de ses rochers
Des formes géométriques se dessinent au milieu de ses rochers
Spitzkoppe version nuit
Spitzkoppe version nuit
Sandwish Harbour, la dune 45 qui domine l'océan !
Sandwish Harbour, la dune 45 qui domine l’océan !
Dévaler la dune 45 en 4X4
Dévaler la dune 45 en 4X4
Sur la route
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La vue exceptionnelle depuis le Grootberg Lodge
La vue exceptionnelle depuis le Grootberg Lodge
Paysage énigmatique
Paysage énigmatique
La route est parsemée de points de vue étourdissants
La route est parsemée de points de vue étourdissants
A chaque fois le même rituel : immortaliser ses instants rares
A chaque fois le même rituel : immortaliser ses instants rares
Terre rouge dans un décor naturel
Terre rouge dans un décor naturel
Contempler la vue devient une habitude
Contempler la vue devient une habitude
Terres rouges où la nature règne en maitre
Terres rouges où la nature règne en maitre
Des paysages grandioses
Des paysages grandioses
Notre campement
Notre campement
Quand la nuit tombe...
Quand la nuit tombe.
Des arbres, enfin !
Des arbres, enfin !
Des oiseaux dans un point d'eau
Des oiseaux dans un point d’eau
Les chevaux sauvages de Luderitz
Les chevaux sauvages de Luderitz
Une réserve d'eau géante
Une réserve d’eau géante
Cet immense lac accueille une faune et une flore démentielle
Cet immense lac accueille une faune et une flore démentielle
Le front de mer de Luderitz
Le front de mer de Luderitz
Le village de Luderitz
Le village de Luderitz
Les courants sont très puissants à cet endroit. Beaucoup de navigations ne résistaient pas
Les courants sont très puissants à cet endroit. Beaucoup de navigations ne résistaient pas
Une colonie de phoques habitent les lieux près de Luderitz
Une colonie de phoques habitent les lieux près de Luderitz
Le paysage est splendide près de la côte
Le paysage est splendide près de la côte
Tomber sur une ancienne gare désaffectée
Tomber sur une ancienne gare désaffectée
La voie ferrée et juste à côté de là, des chevaux sauvages splendides
La voie ferrée et juste à côté de là, des chevaux sauvages splendides
Pas farouches ces chevaux sauvages s'approchent des visiteurs sans grande réticence
Pas farouches ces chevaux sauvages s’approchent des visiteurs sans grande réticence
La vue depuis notre écolodge est absolument grandiose !
La vue depuis notre écolodge est absolument grandiose !
Ces grands espaces sont vraiment remarquables !
Ces grands espaces sont vraiment remarquables !
Le décor à l'aube
Le décor à l’aube
Quand le soleil se lève
Quand le soleil se lève
Les vieilles carcasses de voitures trônent dans ce village
Les vieilles carcasses de voitures trônent dans ce village
Direction le Naukflut park
Direction le Naukflut park
La moon valley
La moon valley
Moon river canyon
Moon river canyon
fish-river-canyon
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