A moins 110° C, je médite…

Beauté

A moins 110° C, je médite…… Le Jet-lag à Jet-lag-trips, on connait ! C’est un peu notre meilleur ennemi, en quelque sorte. A notre retour d’Inde et de Chine, le centre Oxalyde Santé nous a proposé d’expérimenter la cryothérapie pour se remettre du jet-lag (5 heures). Réaction à chaud dans cet univers un brin frisquet.

A -110° C, je médite A -110° C, je médite

L’expérience de la Cryothérapie : Entrer en méditation…

Et si l’action thérapeutique du froid sur notre organisme nous permettait de vivre mieux et de soulager nos douleurs ? Mélanie Girault, infirmière diplômée d’état et le Professeur David Brassat, neurologue et chef de service au CHU de Purpan à Toulouse s’équipent d’une double chambre grand froid électrique by MECOTEC, leader mondial incontesté du matériel de cryothérapie. Ces deux spécialistes du froid ont ouvert un centre de cryothérapie pour étudier de près des effets sur l’organisme du froid. L’occasion de tester les basses températures avec A moins 110° C, j’entre dans un mode de méditation… Pour soulager les douleurs rhumatismales, les courbatures, les douleurs chroniques, les douleurs articulaires que chacun peut rencontrer. Le froid permettrait de les soulager. Il agirait également pour mincir en facilitant l’élimination de matières grasses en augmentant l’exercice physique intense dans des conditions spécifiques et permettrait de soulager les douleurs et les contractures musculaires.

L ‘application thérapeutique du froid est une technique utilisée depuis l’Antiquité. Dans les Aphorismes d’Hippocrate (460-377 avant JC), l’usage de la neige ou de la glace pour leurs vertus antalgiques et anti-inflammatoires était déjà bien connu. Dans les années 70, on applique le froid par vessie de glace ou spray froid et dans les années 80, les Japonais élaborent une méthodologie scientifique qui prouve les bienfaits de la cryothérapie. Les chambres de grand froid se développent en Europe notamment en Allemagne et en Pologne et en 2009, la première machine de Cryothérapie Corps Entier est installée à l’INSEP (Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance) à Paris. Depuis 2011, les cabines de grand froid se démocratisent progressivement dans le milieu médical et sportif.

Comment cela se passe ?

J’arrive en avance, le temps pour moi de comprendre ce que l’on va me faire. Juste devant moi, un patient qui, atteint d’un rhumatisme au poignet particulièrement douloureux, a choisi d’expérimenter la cryothérapie. L’homme est en maillot  de bain avec un bonnet sur la tête, des gants aux doigts et des chaussettes remontées aux pieds. En une fraction de seconde, Mélanie lui ouvre la porte pour le faire entrer dans un caisson de -60°C où il restera 30 secondes avant de passer dans le caisson de -110°c. Une vague de froid sort de la pièce à l’ouverture de la porte et me fait frissonner. La séance se passera donc sous contrôle médical.

Puis vient mon tour, j’appréhende tellement le froid que ma tension artérielle grimpe à 15 (normalement, elle est plus raisonnable et navigue entre 11 et 12). Vais-je pouvoir surmonter ce froid ? Ou vais-je renoncer ? Très sincèrement, pour une fois, je prends un soin particulier à me préparer, j’enfile mes gants avec une précaution rare sans parler de mes chaussettes. Clairement : J’appréhende réellement, je suis en situation de stress. Après avoir complété tout un tas de questions médicales, Mélanie Girault tente de me détendre en me faisant parler. Elle m’habille le visage avec un masque pour me protéger la bouche.

Sous son contrôle, elle me précise bien que je peux sortir à tout moment si j’ai trop froid. Ce qui me rassure inconsciemment. C’est mon tour d’y aller ! Elle me précise la musique que je pourrai entendre à l’intérieur et les étapes à effectuer. Elle ouvre la première porte. J’ai immédiatement froid. Très froid même, pour ne pas dire trop froid.  « Normal « , vous me direz avec le -60°C qu’il fait dans cet espace de 5 m² à peine. Le froid me happe et anesthésie tout mon corps. Je n’entends rien, juste ma respiration mais ce froid me fait paniquer. Pourtant, je ne suis pas du genre à être frileuse, après des séjours prolongés à Saint-Pierre-et-Miquelon ou en Russie où j’ai été récemment, j’ai appris à contrôler la sensation de froid. J’ai également grandi en Aveyron, département où il n’est pas rare en hiver d’avoir des températures inférieures au -20°C. Malgré cela, je n’entends rien, je suis hermétique. Les 30 premières secondes passées dans ce caisson me semblent flippantes. Puis des picotements se font ressentir.

Frisson et angoisse

Je passe à l’étape supérieure avec le -110°C en perspective où je vais rester si tout va bien au moins 2 minutes 30. Alors que je referme la porte du 2e caisson, je ne me sens pas à l’aise. Ma respiration se fait haletante, mes épaules se relèvent et se crispent. Heureusement, le contact visuel et micro sont rassurants. Mélanie Girault me surveille et me conseille sur ma manière de respirer. « N’ouvrez pas la bouche, respirez par le nez calmement », répète-t-elle. « Bougez si vous voulez. » Honnêtement, je me demande ce que je fais là. Mais il faut me concentrer sur ma respiration. A -110° C, j’entre dans un mode de méditation… J’entends juste sa voix qui me guide, mes muscles sont tétanisés par le froid. Pourtant, paradoxalement, je n’ai pas la même sensation de froid que lors de la première étape, dans le caisson à -60°C. Je n’ai pas vraiment froid. Bizarre de dire cela alors que je commence à frisonner dans ma petite pièce à -110°C. Les picotements aux extrémités de mes doigts de pieds et de mes mains se font vraiment ressentir tout comme une forme d’engourdissement qui m’envahit. Du coup, je m’agite et bouge même si psychologiquement je trouve une forme de relâchement en me répétant que c’est bientôt fini. J’ai l’impression de flotter aussi bizarre que cela puisse paraitre.

Un froid anesthésiant

Il faut préciser que le froid généré par la chambre électrique est un froid sec supportable et auquel les professionnels du centre vous préparent psychologiquement et physiologiquement en amont. »Plus qu’une minute 30″, me répète la cryothérapeute. J’ai envie de rire mais je me retiens. Je pense alors que  je pourrai attraper une angine avec ce froid de canard ! Je commence alors presque à me détendre. Mes épaules se relâchent et je respire plus calmement. J’ai trouvé mon rythme de croisière d’une certaine manière. « Une minute », me souffle-t-elle. Idéal contre le stress et les poignées d’amour, la cryothérapie permet de se découvrir. Les effets bénéfiques seraient nombreux : de la perte de poids à l’élimination du stress, cette technique permettrait de soulager vos douleurs, de faciliter la cicatrisation et aurait une action anti-inflammatoire.

J’ai l’impression alors d’être dans un état second. A moins 110° C, j’entre dans un mode de méditation… Dans mes mollets, j’ai la sensation d’avoir une sorte de courant électrique qui circule. Puis dans mes jambes. Cela me picote. Cela ne me fait pas mal, c’est juste une nouvelle sensation très bizarre. « 30 secondes ! Tenez le coup. » Je n’ai pas froid, c’est ce que je répète à mon cerveau comme quand j’étais petite et que j’allais au collège un hiver où les trottoirs étaient gelés. Je me revois alors au fin fond de la banquise à l’occasion d’une expédition de luxe en Antarctique et je me souviens de cette appréhension que j’avais eu. Viennent alors les images d’un voyage en Islande où il faisait très froid aussi.

Se rassurer

Mon cerveau m’envoie des signaux rassurants avec ces souvenirs qui remontent et m’aident incontestablement à me sentir beaucoup plus à l’aise dans cet endroit. « Sortez ! », me dit Mélanie Girault. J’ouvre la porte, j’entends juste sa voix rassurante. « Attention à la petite marche ! » J’ai l’impression d’avancer dans un état second. Comme droguée, même si je n’ai jamais pris de drogues pour en connaitre les effets. Quelques minutes suffisent alors pour revenir à soi. La cryothérapeute prend toute une batterie de données sur mon corps et m’indique que ma peau s’adapte particulièrement bien. « Votre peau est en très bonne condition, elle est en meilleur état que la mienne. Pourtant je suis habituée avec toutes les séances que je fais régulièrement. Elle s’adapte particulièrement bien au froid.  » Je souris, contente d’avoir pu relever ce défi. « Vous êtes toute rosée, vous avez bonne mine ! »

Suite à ce différentiel de température, le corps peut tirer les bénéfices de cette vague de grand froid régénératrice qui apaise les douleurs corporelles et agit comme un puissant stimulateur avec son effet tenseur pour la peau et sur  la culotte de cheval. Je m’assois alors dans le confortable canapé, bois un verre d’eau machinalement, je ne me souviens même pas du goût. Elle m’informe alors que les 2.30 minutes que je viens de passer dans des conditions extrêmes équivalent à 800 calories éliminées. Le froid est donc le meilleur allié d’une détox. Même avec une seule séance, on perçoit déjà les premiers effets sur l’organisme.

Mon état après la séance de cryothérapie 

J’étais assommée, épuisée. L’envie de faire la sieste était réelle. Je me suis retenue pour pouvoir mieux me caler sur un rythme de sommeil normal. Ce qui est sur, c’est que j’ai réellement été très détendue. Mais est-ce que cela marche pour la régulation du sommeil ? Difficile de répondre. En revanche, ce qui est sûr, c’est qu’après ma séance de cryothérapie, j’ai eu envie de dormir, vraiment. A tel point que j’ai comaté devant mon ordinateur sans grande volonté. Le soir, je me suis couchée très tôt et j’ai passé une excellente nuit jusqu’à 10h du matin. La nuit suivante, j’étais recalée. La cryothérapie est un formidable relaxant. Mon mal de dos avait disparu. La cryothérapie apaise donc les douleurs corporelles. On comprend mieux que les sportifs de haut niveau se servent de cette méthode de récupération après l’effort physique. Ce traitement par le froid est efficace contre les dérèglements du sommeil.

Ouverture : Le centre est ouvert du Lundi au vendredi de 10h à 19h, et le mardi jusqu’à 22h.

 

Pour en savoir plus

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Rédigé par Christel Caulet

le 06 avril 2015

5 commentaires

  • j

    […] de Mélanie Girault qui vient d’ouvrir le centre de cryothérapie à Toulouse qui facilite l’assimilation du jet-lag, la perte de la cellullite… Cette […]

  • j

    […] Et n’allez pas croire que je n’aime que les basses températures comme lors de ce test de cryothérapie où j’ai cru mourir congeler… Bref, ce n’est pas parce que les températures […]

  • j

    […] et à te surpasser pour affronter le froid. Attention, terrain hostile. Un peu comme une séance de cryothérapie où les températures dégringolent et t’obligent indirectement à te recentrer sur […]

  • j

    […] C. Se rappeler l’expérience de cryothérapie que j’avais faite lorsque j’avais affronté les -110°C. Mettre ses mains dans des moufles et ne jamais les sortir. Du moins, essayer. Tirer fréquemment […]

  • j

    […] de Mélanie Girault qui vient d’ouvrir le centre de cryothérapie à Toulouse qui facilite l’assimilation du jet-lag, la perte de la cellullite… Cette […]

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