Futur et voyages après ce COVID19

Les frontières se sont fermées en quelques heures, les avions ont été cloués à terre, les aéroports mis à l’arrêt obligatoire et les voyageurs n’ont pas eu d’autre choix que de se confiner et de rester chez eux. Le coronavirus lui, voyage à vitesse grand V et se propage à travers la planète mettant tous les personnels soignants du monde au travail ! Nous qui sommes des habitués du voyage, mars 2020 a sonné la fin de partie pour les voyages, à l’heure actuelle, pour une durée indéterminée. Du coup les questions se multiplient, chacun y allant de sa carte chance pour essayer de répondre aux questions populaires : Pourrons nous continuer à voyager après le covid19 ? Qu’est ce que le Covid19 va changer ? Le transport aérien souffre en première ligne comme notre personnel médical. Les Réclamations contre les Compagnies aériennes ne font qu’en augmentant, les vols étant annulés les uns après les autres.

Réflexions sur notre futur et nos voyages après ce COVID19
Réflexions sur notre futur et nos voyages après ce COVID19

Une catastrophe humaine

Pour les agence de voyage, c’est une catastrophe sans nom. Chômage technique et bien plus tant les voyageurs ont du stoppé net leur aventures. Pour ma part, j’ai pu revenir in extremis à Lisbonne le week-end où notre président a annoncé le début de cette pandémie. j’étais réellement soulagée une fois que la compagnie aérienne nous a eu donné nos billets d’avion en main. Mes autres projets ne sont que remis à plus tard. En revanche, pour beaucoup de voyageurs, la situation était bien plus compliquée. Des Millions de voyageurs ont cru voir du pays mais le Dépaysement a pris fin d’un coup. Obtenir l annulation de ces voyages tout compris ou avoir le Refus d embarquement s’annonçait compliqué pour nombre d’entre eux. Rembourser un billet Concernant l annulation en cas de force majeure, les transports aériens ont été les premiers touchés. Les voyageurs qui ont subi des Vols annulés auront pour la majeure partie d’entre eux un remboursement des Prix du billet dans un délai de 7 jours, soit un réacheminement avec des vols de remplacement. Les réclamations abondent, les frais d’annulation s’ajoutent, l’indemnisation viendra plus tard nous dit-on, en ces circonstances extraordinaires avec cette maladie grave qui ne cesse de toucher la population de plein fouet. Et ce quelque soit votre pays de destination en cas de catastrophe naturelle. Est ce que le droit européen des passagers s’applique en ces temps troubles ? Par exemple, Easyjet indique que « les conditions générales applicables aux billets continuent de s’appliquer ». La compagnie aérienne low cost, qui a décidé d’annuler une partie de ses vols vers l’Italie entre le 13 et le 31 mars en raison d’une baisse de la demande, propose toutefois de basculer les passagers sur d’autres vols ou de les rembourser. L’épidémie du coronavirus entraine des annulations en cascade.

Selon l’article L214-14 du code du tourisme, si un professionnel annule un contrat en raison de « circonstances exceptionnelles et inévitables« , comme c’est le cas actuellement avec le coronavirus, il doit rembourser intégralement le voyageur des paiements effectués dans les quatorze jours qui suivent l’annulation. « En accord avec le professionnel, vous pouvez également reporter votre séjour à une date ultérieure ou choisir une autre destination« , précise le site officiel service-public.fr. Dans ces cas de force majeure, les voyagistes ne sont pas tenus à une indemnisation supplémentaire du voyageur. Tout sera expliqué par les compagnies aériennes.

Secteur touristique touché de plein fouet

Pour les voyagistes et les croisiéristes, la situation peut être plus compliquée selon votre contrat de voyage. Vous pourrez demander des avoirs à l’ensemble des compagnies touristiques. Ces demande de remboursement dépendent si vous avez pu Souscrire une assurance annulation afin d’obtenir un Remboursement intégral. Demander le remboursement et se Faire rembourser sont deux choses différentes. Vous pouvez Réclamer et demander un Dédommagement pour les Croisières notamment. Si vous avez souscrit une Assurance annulation voyage, votre Voyagiste doit selon la loi, quelques Jours avant le départ, si pour des raisons majeures d’Annulations, les Remboursements des voyages souscrit intégralement. Mais pour certaines compagnies, ce serait la fin des haricots s’ils devaient rembourser chaque voyage. Dans le cas où vous n’avez pas souscrit une assurance voyage, Aucun remboursement ne peut être exigé. Votre séjour sera tout simplement reporté.

Pour ce qui concerne les hôtels, difficile de garantir un remboursement, car la législation locale s’applique. Vous devez donc contacter le prestataire chez qui vous avez effectué une réservation pour examiner avec lui les conditions d’annulation et de remboursement. On est donc en droit de s’interroger sur l’importance de voyager quand la planète est à l’arrêt obligatoire à cause de cette maladie. Le voyage est devenu impossible mais jusqu’à quand et pour combien de temps ?

Quand pourrons-nous voyager à nouveau après le Covid19 ?

Soyons honnêtes, personne ne peut répondre à cette question et certainement pas moi. Difficile de prédire l’avenir même si les acteurs du tourisme espéreront se remettre à flot rapidement. Quel sera le poids collectif sur le voyage de ce virus ? Là encore, difficile de dire si les gens seront méfiants à l’idée de voyager. De plus, dans certains pays asiatiques, on n’a pas hésité à pointer du doigt les expatriés français et les voyageurs français, les traitant comme des pestiférés. Sauront-ils faire preuve d’intelligence et nous autoriser à entrer sur leur territoire ? Là encore, nous n’avons pas la réponse actuellement. Ce qui est certain, c’est que dans des pays comme l’Inde, les expatriés travaillant sur place ont été pointés du doigt. Quel accueil nous sera réservé après cet épisode désastreux ?

Restons positifs

Le Covid19 est bien un virus extrêmement contagieux et se déploie de façon rapide à travers le monde. Avec 1,4 milliards de voyageurs par an (chiffre de l’organisation mondiale du tourisme en 2018), pourrons-nous reprendre les sentiers du monde en étant sûrs que l’on ne transmet plus ce coronavirus ?

Difficile de vous dire car actuellement, je m’interroge. Les émotions intenses sont là, descendre ses escaliers pour aller faire un footing est le seul voyage encore autorisé de nos jours. Alors, oui, on se prend à rêver d’un vaccin, d’un médicament qui relèguerait cette maladie à une vulgaire grippe. Les débats sont nombreux sur les forums et sur les réseaux sociaux sur la Clonidine. Si les progrès arriveront très vite, un peu de prudence n’a jamais fait de mal à qui que ce soit.

Nous n’avons pas de vaccin à court terme. Selon les experts scientifiques, il faudrait entre 12 mois à 2 ans minimum avant une éventuelle mise sur le marché du dit médicament. N’hésitez pas à lire cette chronique de France Culture (Coronavirus cherche remède désespérément). Une fois trouvé, il faudra alors le produire suffisamment pour vacciner la planète. Mais je ne crois pas qu’il résoudra nos problèmes actuels. Tout le buzz commercial autour du docteur marseillais, le Docteur Raoult, qui a mis au point un traitement me semble un peu léger au vue de ses statistiques actuelles. 24 patients sauvés, c’est bien mais vus les chiffres du nombre de personnes touchés de près ou de loin par ce virus fait qu’il faut impérativement gardé les pieds sur terre.

Sécurité sanitaire en voyage

Alors qu’on nous répète en boucle les Gestes barrières, le fait de respecter la distanciations sociales, se laver les mains régulièrement, éternuer dans son coude, tous ces termes ou actions que nous devons impérativement acquérir aujourd’hui, nous marqueront à jamais. Difficile d’imaginer reprendre la route hors des sentiers battus comme avant sans se poser quelques questions. Nous ne sortirons pas indemnes de ce confinement. Ensuite, nous devront réapprendre à vivre normalement. Difficile alors de s’imaginer coller les uns derrière les autres pour embarquer dans un avion ? Ou entrer dans une chambre d’hôtel sans imaginer qu’un malade du covid19 aurait peut être laissé quelques traces ? Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que quand je reprendrai la route, la sécurité sanitaire du pays visité, son système de santé sera épluché de A à Z. Ces données là auront toutes leurs importances dans le choix de mes futurs voyages.

Le voyage après le coronavirus

Bien sur, nombre d’entre nous imagine la vie d’après comme avant le virus. Difficile de dire quels seront les impacts sur notre corps médical ? Quels seront les accueils des gens qui ont eu le covid19 ? Comment serons nous reçus ? Une chose est sure : Rien ne sera comme avant… A court et moyen terme c’est sûr. Difficile d’imaginer à l’heure actuelle les jours d’après…

Le secteur du tourisme souffre

Alors forcément, on s’interroge également sur les mesures prises par notre gouvernement. Seront elles suffisantes pour épargner les entreprises touristiques ? Les frontières se sont progressivement fermées depuis mi-mars 2020. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, qui prévoyait une baisse de 1 à 3 % du tourisme en 2020 par rapport à 2019, la pandémie devrait finalement entrainer une chute de 20 à 30 %.

Qu’en sera-t-il de cette crise sur les compagnies de transports (aériens ou terrestres), les agences de voyage, les hôtels et les restaurants ? Si de nombreux états tentent de soutenir tant bien que mal cette industrie, plus la crise durera et plus la machine prendra du temps à se remettre en route. Beaucoup de ces questions restent sans réponses aujourd’hui.

Quand les frontières rouvriront…

Pour pouvoir voyager « comme avant », il faudrait déjà que les frontières des pays s’ouvrent et que les pays mettent fin à l’isolement. Les avions pourront alors reprendre la route des airs. Ensuite, il faut prendre en considération le fait que chaque pays gère sa crise seul. Certains arrivent à le juguler comme en Allemagne ou en Corée du Sud, d’autres sont clairement dépassés comme en Espagne ou en Italie sans parler des Etats-Unis où le covid19 pourrait tourner au fiasco.

La bonne nouvelle, c’est que la France est suffisamment riche d’expériences pour devenir un nouveau terrain de jeu. Grâce à ses cultures différentes, la France nous offrira des destinations de découvertes passionnantes.

Besoin de consommer en France

Car oui, cet été, on risque bien de tous se retrouver sur les plages françaises. Dites vous à quoi servirait de repartir loin ? Il y a suffisamment de quoi explorer ici en toute sécurité. Nous maitriserons mieux tous ces paramètres qu’en prenant le risque d’aller loin. Pour ma part, moi qui connait moins bien le nord est de la France, j’espère bien pouvoir l’explorer une fois cette crise sanitaire passée. Qui plus est, ce sera l’occasion de soutenir les acteurs de nos régions et de redynamiser notre économie.

Aurons-nous les moyens et l’occasion de voyager comme avant ?

A l’heure actuelle, on peut être certain que cette crise sanitaire va faire des dégâts sur l’industrie du tourisme et la crise économique qui s’annonce va réduire nos budgets vacances pour quelques temps. Difficile d’imaginer avoir envie de repartir à l’autre bout du monde…Je vous laisse imaginer ma situation financière des prochains mois. Tout cela rendre nos voyages compliqués.

Évidemment, ils en auront qui auront perdu leur travail, les indépendants qui naviguent avec des budgets amputés ou ceux qui auront subi une période de chômage technique sans oublier ceux pour lesquels les employeurs refuseront leurs vacances, il risque d’être plus compliqué de voyager que nous le pensons.

Ajoutez y des prix de voyage qui vont sans doute exploser pour compenser les pertes actuelles, la situation risque d’être compliquée pour grand nombre d’entre nous. Après cette période de confinement général, les cartes du tourisme mondial risquent d’être complètement rebattues.Ajoutez-y le fait que les clients seront sans doute moins nombreux, le secteur aérien devrait voir ses prix augmenter. Notamment dans les low-cost.

Retrouver la confiance

Le facteur confiance sera aussi à prendre en considération. Les attitudes d’accueil chaleureux que l’on connaissait dans certains pays asiatiques seront sans doute plus mesurés. Mais comment leur en vouloir ? Quand on sait que nous les premiers nous avions un regard suspicieux sur les Asiatiques au début de la crise lorsqu’ils arrivaient sur le territoire européen. Je pense que c’est ce qui sera le plus difficile à regagner, le plaisir de rencontrer des âmes différentes à travers le monde, découvrir et partager d’agréables moments à plusieurs. Et puis, sans aucun doute, le port du masque sera pas obligatoire mais sera encouragé au moins après cette crise.

Garder en mémoire après le coronavirus ?

D’abord, la planète nous a certainement envoyé un message avec ce virus. La destruction de nos écosystèmes et notre faculté à vouloir faire de l’argent à tout prix nous laissera sans voix face à la pandémie actuelle. Rappelez-vous, le temps où Flygskam proclamait la honte de prendre l’avion, porté entre autre par Greta Thunberg. Ce message prend tout son sens actuellement. Les jeunes voyageurs en sont d’autant plus convaincus. Voyager green prend tout son sens. Le slow-tourisme aura encore plus de valeur. Macron, notre président, a annoncé il y a quelques heures son envie de relancer l’activité des masques sanitaires en raison de la pénurie que subit notre corps médical sur le territoire national. Si on ne peut qu’applaudir ce type de déclaration, qu’en sera t-il demain ? Ce virus va-t-il nous pousser à changer les choses et être plus raisonnables pour notre bien et le bien de la planète ? L’avenir nous le dira.

Prendre le temps du confinement et réfléchir

Certes, être confinée n’est pas très drôle mais alors pourquoi ne pas positiver ? Pourquoi ne pas entreprendre des formations ? Pour ma part, je me suis mise en formation plusieurs jours par semaine. Car la situation précaire que subissent les journalistes précaires comme moi est invivable au quotidien. Cette crise sanitaire soulève de nombreux questionnements et crée peut être de nouvelles vocations, j’en sais rien. Ce qui est sur, c’est que je suis bien décidée à changer de métier tant la situation s’avère compliquée à vivre au quotidien. Entre les changements de Google qui te désindexe sans que tu comprennes quoique ce soit et sans te prévenir à l’avance, surtout, c’est à se demander si on n’est pas fous de lui faire autant confiance. Je vais donc changer de métier, chose que j’ai longtemps refusé de faire. Mais mon métier tel qu’il est pratiqué de nos jours ne me plait plus. Nous sommes soumis au bon vouloir de google. Alors oui, je vais essayer de changer de métier. Cela ne sera pas facile, c’est sur mais je ne suis pas idiote. J’apprends vite et j’ai toujours été réactive.

Voyager, l’art de la consommation

Aujourd’hui je peux donc dire que j’ai eu de la chance d’avoir pu voyager comme je l’ai eu fait pendant 10 ans. Quand je repense à mon premier voyage en avion, mes parents s’étaient saignés pour que je puisse partir. Mes parents n’avaient pas eu la chance de voyager. Alors forcément, quand les low costs sont arrivés, on en a tous profité. Tu parles ! Moins de 100€ pour rejoindre Barcelone, il faudrait être fous pour ne pas y aller. On a tous consommé à gogo sans s’interroger aux conséquences pour la planète. Alors oui, cette crise arrive d’une certaine manière à bon escient. L’évasion ne sera plus, à l’avenir, une option.

A l’heure actuelle difficile de savoir ce qu’il va se passer concrètement, Voyager, c’est, pour moi, contempler, rencontrer, découvrir et partager. Mais c’est aussi assouvir ses envies. On vit dans une société incapable de ne pas vouloir quelque chose. J’ai récemment regardé une enquête à la télévision sur les permis de conduire. Un jeune homme se désespérait de ne pas avoir le permis et penser qu’à ce qu’il ne pouvait pas faire. Au lieu de s’interroger sur les raisons pour lesquelles il n’avait pas eu son permis (sa conduite sans aucun doute), il regrettait de ne pas pouvoir partir en vacances avec ces amis sans voiture. Sur ce, je vous laisse méditer sur le sujet.

Voyager après le coronavirus
Voyager après le coronavirus


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