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Dans l’Outback australien, halte à Coober Pedy

Australie Itinéraire Road trip

Après mon escale très agréable, peut-être la meilleure à King’s Canyon, je retourne sur la route pour traverser l’outback australien, autrement dit le désert au vrai sens du terme. On peut faire des centaines de kilomètres avant de tomber sur ce qui ressemble plus à un village fantôme qu’à autre chose. Cap vers Cooper Pedy qui constitue la moitié de la route grosso modo. Dans l’Outback australien, halte à Coober Pedy

 

 

Dans l'Outback australien, halte à Cooper Pedy

 

Dans l’Outback australien, halte à Coober Pedy

Après une grosse journée de route, j’arrive enfin à Cooper Pedy. La capitale mondiale de l’opale fait un peu grise mine même si un golf fait semblant d’exister. Ici, si vous avez la chance de croiser quelqu’un, c’est que soit c’est un touriste hésitant ou un touriste hésitant. Pas d’autre choix possible. La population habite sous terre à cause des températures totalement démoniaques en été. Ça fait un peu caverne quand on s ‘engouffre dans une maison. Même les magasins sont sous terre à Coober Pedy. On y trouve également une église… 😉

Au restaurant sous terre à Coober pedy Au restaurant sous terre à Coober pedy

Ici, finalement, pas grand chose à faire si ce n’est une visite d’une mine d’opale et un musée qui retrace l’histoire de la ville. Histoire plutôt récente puisque les mines commencent à être exploitées en 1915.  Et quand on sait que la télé n’arrive qu’en 1980, cela devient même étrange. L’eau au robinet en 1985 ! Ici, on se repère avec les paraboles qui sont plantés un peu partout et qui permettent d ‘en déduire qu’une maison est sous nos pieds. Grosso modo, vous êtes sur un gros gruyère.

Les mines d'opales à Coober Pedy Les mines d’opales à Coober Pedy

Je croise un nombre de chiens quasi-sauvages mi hyène, mi-loups incalculable. Les gens qui vivent ici ont l’air de s’y ennuyer. En même temps, on peut le comprendre. Mais bon, je ne m’attarde pas et reprend la route vers Adelaide. Autour de moi, le bush au vrai sens du terme. Il est même recommandé de ne pas conduire trop vite car les kangourous peuvent surgir à tout moment. Je croise un hyène que j’ai failli percuter. Heureusement que j’ai freiné à la dernière seconde. Un peu plus, j’aurai pu manger du steak de hyène. Non, je rigole. A part ça, beaucoup de vaches et de moutons se promènent. Je croise même des pick-up de cowboys qui partent sans doute chercher le bétail. En fait, j’en sais rien mais j’aime bien me raconter des histoires au fil de la journée. La route n’a pas de fin, elle est longue, fatigante, désertique, je compte les voitures que j’y croise. En même temps, j’ai que cela à faire. Cette route est rectiligne et se déploie à travers de larges plaines de sable rouge. Quelques arbustes parfois ont tenté de pousser là mais n’ont pas réussi à cause du manque d’eau très certainement.

Arriver enfin à Port Augusta

Décor de sable dans l'outback Décor de sable dans l’outback

Sur la route, on croise quelques villages. L’occasion de se ravitailler en victuaille et en gasoil surtout. Je m’arrête à Pimba, un immense bar sur le bord de la route recouvert de plaques d’immatriculation, seule véritable distraction de la journée finalement. L’occasion de faire le point sur la situation. Je vérifie mes réserves alimentaires,  d’eau, d’essence et je calcule alors le nombre de kilomètres qu’il me reste encore à parcourir avant d’arriver à Port Augusta. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, j’ai vraiment l’impression d’arriver dans un autre monde le lendemain quand je pénètre à Port Augusta où j’ai prévu de rester 2 jours. Là, vous êtes réellement en ville. Je redécouvre le plaisir de m’asseoir en terrasse de café, de me balader avec des gens autour de moi. Ici, à première vue, ils adorent le criquet car tout plein de gamins y jouent. Mais concrètement, il n’y pas grand chose de fantastique à découvrir ici.

Découvrir Flinders Ranges

Faire une halte vers Fringe Ranges Faire une halte vers Fringe Ranges

Je préfère me concentrer sur Flinders Ranges, un parc national qui vaut le détour. Une petite pause-café à l’Austral Inn où je comprends que deux Allemands ont eu un accident sur la route plus loin en s’encastrant des kangourous.  Il est préférable de ne pas conduire en début et en fin de journées car avec les phares, ils sont tellement effrayés qu’ils se figent en plein milieu de la route.  Je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance finalement d’être pratiquement arrivée à Adelaide sans m’en prendre un. J’arrive finalement à Hawker qui est la base de nombreuses activités luxe : vol en montgolfière, survol en hélicoptère, balade en quad… Bref, rien pour moi à l’époque… Je continue vers le parc National de Flinders Ranges. J’ai prévu une randonnée montant au Mont Ohlssen Bagge ainsi qu’au Pic Sainte Mary. De là haut, des panoramas superbes m’attendent. Sentiment de liberté maximal… Des forêts d’eucalyptus bordent le bush que l’on aperçoit au loin et d’où je viens…

Sur la route vers Fringe Ranges Sur la route vers Fringe Ranges


Rédigé par Christel Caulet

le 22 juin 2014

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