Interview avec Hamad Abdulla Al-Mulla, le directeur des Péninsula et autres palaces

Interview Qatar

Interview avec Hamad Abdulla Al-Mulla, le directeur des Péninsula et autres palaces. Vous ne connaissez probablement pas ce monsieur. Pourtant, Hamad Abdulla Al-Mulla, c’est lui qui finance les plus beaux hôtels et palaces du monde avec Qatar Hospitality. Lui aussi qui lance et crée les futurs resorts où vous passerez probablement vos vacances. Lui encore qui développe des stratégies offensives d’investissements en France mais aussi en Angleterre, en Suisse, en Égypte, au Maroc, en Italie, en Espagne, aux Pays-bas, à Singapour, en Thaïlande aussi et enfin aux États-Unis.  Aux premiers abords, l’homme parait intimidant. Il faut dire qu’avec le chiffre d’affaire et les investissements qu’il fait, il y a de quoi. Pas moins que plusieurs millions d’euros de chiffres d’affaires avec Katara Hospitality. Pourtant au fil de l’interview, Hamad Abdulla Al-Mulla, cet homme s’est révélé à l’écoute du monde qui l’entoure. Découverte.

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Rencontre avec Hamad Abdulla Al-Mulla

Hamad Abdulla Al-Mulla est devenu président-directeur général et membre du conseil d’administration de Katara Hospitality en février 2011, après avoir occupé le poste de directeur des ressources humaines et de l’administration depuis 2009. Depuis la fin de ses études en gestion hôtelière et en tourisme à l’Université de Salzbourg en 1991, M. Hamad a accumulé plus de 20 années d’expérience à des postes de direction dans diverses propriétés hôtelières Katara au Qatar, notamment au Sheraton Gulf Hotel, actuellement connu sous le nom de Doha Marriott Hotel et Merwebhotel. Al Sadd Doha. Pour lui, pas d’autres solutions que d' »avoir une stratégie offensive pour s’imposer parmi les plus grands leaders de l’hostellerie internationale. » Acquérir ou investir dans le développement d’hôtels de prestige est une seconde nature chez cet homme.

Découvrir l’Interview avec Hamad Abdulla Al-Mulla

« Nous sommes d’abord un groupe hôtelier. Même quand nous intervenons comme investisseur, nous nous impliquons dans la gestion de l’établissement. Nous détenons aujourd’hui 45 établissements dans le monde dont 15 marques de prestige. Bien sur, il y a Accor mais aussi le Péninsula, le Royal Monceau, le Ritz ou encore le Raffle… Nous aimerions investir encore à Paris, mais le problème est qu’il n’y a pas, en tout cas aujourd’hui, une bonne opportunité à saisir. Alors on s’implique dans le développement de nos marques. Pour cela, 6 hôtels de luxe ouvriront à Doha prochainement et un à Lausanne d’ici 2026. Car l’idée est d’aller plus loin que le Mondial de foot qui se tiendra au Qatar en 2022. Notre stratégie agressive s’établit sur 10 ans « , explique l’homme d’affaires.

Des emplois en surnombre à Doha

« Bien sur, le blocus économique imposé par les Émirats Arabes Unis nous a gêné quelques semaines au départ. Puis on a réussi à faire face en développant nous-même les produits qu’on n’avait plus. On s’est débrouillé, ce qui finalement a eu un impact positif à Doha. Bien sur, l’ouverture aux nationalités différentes s’est imposé dans le monde avec l’absence de visa pour un séjour au Qatar. Cela a dynamisé l’image du Qatar,  » confirme-t-il. « Le côté international de Doha est un vrai atout. On recrute en permanence, ici, de nouveaux talents. Des managers européens pour les hôtels Accor. Avant le blocus, on était à 3% d’expatriés européens à Doha. Aujourd’hui, on est à plus de 10%.  » Le ton est donné. Et c’est vrai que lorsqu’on ouvre les journaux locaux, les petites annonces pour rechercher des gens diplômés s’accumulent dans les pages.

Faire de Doha une ville ouverte sur le monde

Forcément avec l’arrivée en 2022 du Mondial de foot, c’est le bon moment pour investir. Car, pour lui, « Doha reste une destination familiale. J’espère qu’on parviendra à faire mieux que Moscou parce que même si je ne connaissais pas Moscou avant, je peux dire pour avoir été au Mondial 2018 que Moscou est une superbe ville. Tout y était bien organisé. C’est inspirant pour nous et cela nous donne envie de faire mieux encore. »

Divertir avant tout

Pour cela rien de mieux que l’ouverture d’un Aqualand en 2020, d’un parc aquatique, d’un zoo et d’un nouveau resort en 2019, un resort Hilton prochainement à Doha pour offrir plus de divertissements à la ville. Bien sur,  » nous sommes prêts à accueillir d’autres établissements français à Doha. Pour l’instant, Accor est bien implanté à Doha avec ces nouveaux hôtels qui ouvriront prochainement. Mais il faut rester ouvert sur le monde entier« , précise-t-il. « Nous avons toujours eu des liens solides avec la France. Les gens croient que nous surpayons nos acquisitions. En réalité, nous achetons à la valeur de marché. Je suis un homme d’affaires, je dois gagner de l’argent !« , souligne-t-il. « S’agissant de Paris, nos trois établissements sont complémentaires : le Peninsula, c’est le luxe classique; le Royal Monceau est à la fois classique et « trendy  » ; quant au Buddha-Bar, il est typiquement « trendy » et très orienté aussi sur la restauration. »

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