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J’ai testé l’hôpital en Thaïlande

Thaïlande

J’ai testé l’hôpital en Thaïlande. Ce matin là, quand on part explorer les environs de Chiang Rai, j’étais loin d’imaginer ce dont je vais  vous raconter. Tout avait été prévu, la livraison de notre moyen de locomotion du jour, un scooter flambant neuf. Il est neuf heures quand on quitte  notre hôtel pour aller visiter le Wat Rong Khun, plus souvent appelé le White temple.

J’ai testé l’hôpital en Thaïlande

J'ai testé l'hôpital en Thaïlande J’ai testé l’hôpital en Thaïlande

Il fait beau temps… On quitte l’hôtel à l’heure tranquillement. On arrive au White temple qui vaut vraiment le coup. Pas de souci pour venir jusque là. La route est tranquille. Le temps s’est bizarrement couvert. On visite ce temple qui semble être sorti d’un film de science-fiction tellement il a un pied dans la tradition et un autre dans le futur bariolé de son auteur, l’architecte Ajarn Chalermechai Kositpipat. On ressort de ce moment plein d’entrain tant cet endroit nous a plus. Puis on reprend notre scooter pour filer  vers la campagne voisine.

Quand on s’engage sur cette piste, on n’imagine pas un instant ce qui pourrait nous arriver. On tombe par hasard sur un temple au fin fond d’une piste gardé par des chiens un brin agressif. Pas vraiment rassurés, on passe notre chemin et on reprend la route. Enfin la route est un bien grand mot pour vous dire à quoi ressemble, cette piste boueuse parsemée de trous. A l’arrière du scooter, je me cramponne et on avance. Quand on arrive à la fin de cette piste… Aucun accès possible, il faut donc faire demi-tour…

L’accident pas prévu

Demi-tour fait, on repart dans l’autre sens quand la roue avant de notre scooter s’embourbe dans de la boue… Pas le temps de dire ouf que me voilà entrain de survoler mon conjoint et d’attérir avec fracas sur le sol boueux. Mon premier réflexe est de bouger mes orteils. Ils bougent. D’une certaine façon, je suis rassurée. Mais j’ai très mal au dos. J’ai l’impression de revoir cette roue s’embourber toute seule. On n’allait pas vite, à peine 30 km/h. Heureusement quand je ressens la douleur.

Quelques minutes avant l'accident au milieu des rizièresQuelques minutes avant l'accident au milieu des rizières Quelques minutes avant l’accident au milieu des rizières

Quelques minutes après le choc, mon conjoint se trouve debout face à moi et s’inquiète de me voir toujours allongée sur le sol. Je n’ose pas bouger en fait. Puis en quelques secondes, une dizaine de personnes sont autour de nous. Les paysans qui travaillaient dans un champs à côté de nous nous ont donc vus nous casser la gueule et sont déjà là prêts à nous secourir. Les femmes portent déjà un grand seau d’eau, et moi, je ne suis pas présentable, pleine de boue et de sang au niveau de mon jean déchiré. Je tente de bouger. Par honneur et fierté débile. Mais j’ai très mal. Les femmes m’arrosent d’eau. Je les remercie en leur expliquant en anglais que c’est ok. Que ça va aller… Même si j’en doute à cet instant précis. Visiblement elles ne me comprennent pas… Juste quelques sourires échangés, ce sera notre seul moyen de communiquer avec elles.

Les risques du métier

Bref, au milieu de la pampa, je tente de me lever, 3 femmes m’aident de leur mieux. Je souffre un enfer. Mais bon, ne  voulant pas me plaindre de ma condition, on ramasse nos affaires, on s’excuse mille fois et on file sur ce maudit engin. Quelques mètre plus loin, je serre les dents au vrai sens du terme tant chaque secousse me fait un mal terrible. Retour à un petit café qu’on a vu à l’aller pour faire une pause et nous remettre de nos émotions. J’aimerai pleurer tellement je souffre du dos. Mais non, je n’ai pas le droit. C’est les risques du métier, dit-on.

Alors qu’on s’assoit les vêtements dégueulasses au possible en terrasse, on commande un café pour tenter de se remettre de nos émotions. Un couple thaïlandais qui passait à côté, me voyant, s’inquiète de suite et tente de  balbutier quelques mots en anglais. A côté de nous, deux Français perdus ici aussi. Eux aussi, nous viennent alors en secours immédiatement et me donnent les seuls médicaments qu’ils ont avec eux. Un doliprane 400ml. Mais, vaille que vaille, je suis contente de prendre quelque chose. Je crois bien que j’aurai avalé un bon shot de vodka. Déjà le couple thaïlandais revient vers nous avec de la bétadine pour nous aider à nous soigner. Le mari inquiet part déjà contacter un policier que j’aperçois au loin. Pas le temps de le retenir que déjà sa femme me prévient qu’ils ont été appelé les secours. Encore une fois, j’ai envie de pleurer. Ces gens n’ont rien ou si peu et ils s’inquiètent tellement pour nous que cela me touche beaucoup. Sur la table du café, du coton, de la bétadine et de la gaze. Pas le temps de remercier ces gens que déjà une ambulance est déjà là avec une jeune infirmière qui se fait du souci pour moi. Visiblement.

Prise en charge par une clinique privée

Prise de tension, vérification de la respiration et pas le droit de donner mon avis qu’on m’emporte déjà en ambulance dans une clinique voisine. Pour moi, c’est une première, je ne suis que trop rarement malade et je n’aime pas les hôpitaux donc je découvre pour ma première fois comment est une ambulance. A l’arrière, je suis assise mais j’aurai pu m’allonger, on me l’a proposé. A chaque virage, je serre les dents tellement la douleur se rappelle à mon bon souvenir. On arrive à la clinique. Là, je ne me souviens pas trop comment j’ai fait pour sortir de l’ambulance, je n’ai aucun souvenir. J’ai l’impression de rouvrir mes yeux dans une salle de la clinique. Ils sont trois autour de moi à nettoyer mes plaies avec une détermination sans faille, chacun étant d’une délicatesse extrême. On m’explique bien les soins que l’on me fait comme pour tenter de me soulager. Je tente de me rassurer.  Mais je ne peux pas rire tellement cela me fait mal. L’infirmière en chef me conseille d’aller à l’hôpital central pour faire des radios. Mais ayant trop peur du coût que cela peut représenter, je préfère serrer les dents bêtement. Finalement après une heure et demie de soins, on m’ordonne de me rhabiller et de ne pas m’inquiéter pour les coûts. Deux heures après cela, on attend bêtement sur une chaise de cette clinique que la pluie s’arrête pour pouvoir repartir.

La pluie ne se calmant toujours pas, l’infirmière me propose de me ramener en ambulance à l’hôtel. J’avoue je ne me sens absolument pas de rentrer en scooter et j’accepte leur proposition. 20 minutes plus tard, je suis à l’hôtel. Dans ma chambre. Si je ne bouge pas, je n’ai pas mal. En revanche, au moindre mouvement, j’arracherai les yeux de celui ou celle qui m’oblige à bouger. Dans notre malheur, nous avons un coup de chance. On a sympathisé la veille avec un couple de Français en discutant de notre séjour en Thaïlande. Lui est un jeune kiné. Quand ils apprennent mon état par mon conjoint, ils lui donnent des cachets forts qu’ils ont avec eux. J’avoue, je ne suis pas en état d’être regardante sur ce que j’avale. Je prends ce cachet ultra efficace qui m’aide à m’endormir.

Direction l’hôpital

Le lendemain matin, mon état n’est pas pire mais je ne vais pas mieux. On décide d’aller à l’hôpital après avoir vérifié avec nos assurances. Mais à vrai dire, je m’en fous un peu… Dès qu’on met le pied dans l’hôpital, la prise en charge est immédiate, les locaux sont forcément ultra propres. Les infirmières se relayant très vite pour en trouver une qui parle suffisamment bien anglais afin de bien comprendre ce que je leur dis. Après une demi-heure d’attente, je vois enfin un docteur. Bon alors là, j’avoue j’ai eu un peu peur quand je l’ai rencontré. Il ne me touchera pas une seule fois le dos. Sa seule première observation est de me répéter que j’ai une scoliose. J’ai un peu envie de rire mais je ne peux pas car cela me fait mal. J’ai beau lui répéter que je n’ai jamais eu de scoliose. Il ne veut pas me croire. Finalement, après 15 minutes à discuter de ma scoliose imaginaire, il m’envoie faire des radios de mon dos. Si on semble chercher le service de radiologie, les infirmières à chaque fois que l’on en croise une, tente toutes de nous renseigner et de nous amener à bon port.

Quand on arrive au bon service, j’avoue : Je suis inquiète de me retrouver pendant deux heures à attendre. Finalement, pas le temps de dire ouf que l’on vient déjà me prendre en charge pour des radios du bassin et du dos. Vingt minutes plus tard, retour chez mon docteur de l’hôpital qui a déjà reçu mes radios. Premier constat : Je n’ai pas de scoliose ! Alleluya ! Deuxième constat : J’ai un tassement de vertèbres terrible. S’en suivent des recommandations à voir un docteur en France dès que je peux, des médicaments à acheter et rien à payer !

Tassement de vertèbres douloureux

Pour la pharmacie, pas d’inquiétude, elle est au sein de l’hôpital. En fait c’est un peu comme chez Carrefour. Tu consommes et tu passes à la caisse avant de partir. Là encore, la prise en charge est totale et rapide. On a quelque chose comme 70 € de médicaments à acheter et ce sera tout. Aucun frais de docteur, ni pour les radios. Mais là encore, l’assurance de notre voyagiste nous couvre. Une heure et quart plus tard, on quitte enfin cet endroit !

Les douleurs m’accompagneront tout le reste du voyage jusqu’à la fin mais au final, cela ne nous a rien coûté.

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Rédigé par Christel Caulet

le 29 novembre 2017

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  • […] dos avec délicatesse et en serrant les dents. Étant particulièrement attentive, Pim comprend que je souffre du dos. Elle attrape alors mes jambes et tente de me rassurer en me les repliant. Elle scrute avec […]

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