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Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie

Australie

Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie… La route, cela peut être éreintant, épuisant à la longue, la monotonie du paysage y joue beaucoup. De fait, je roule déjà depuis deux bonnes heures quand je me rends compte qu’il est déjà temps de s’arrêter faire une pause. Car oui, j’en ai besoin.

Croiser un camion et se retrouver dans le sable...

Croiser un camion et se retrouver dans le sable…

Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie

En Australie, même si on est heureux d’être là, on peut vite s’ennuyer sur la route. Je quitte Roma vers Alice Springs pour ce road-trip Australie. La playlist des musiques qui passe dans mon van ne pourra rien faire contre cette solitude que je ressens. Oui, je suis seule. A l’autre bout du monde mais seule. Désespérément seule sur cette route. Que du sable et du goudron et vu les températures, je n’imagine même pas sortir m’y promener pour prendre une photo. La photo serait la même sur chaque cliché. Et puis, j’aurai trop peur d’y croiser un serpent ou un scarabée ou une mygale. Va savoir… De toute façon, il fait tellement chaud que ce n’est même pas sûr qu’un animal ait pu résister aux rayons qu’envoie le soleil. Pas une voiture croisée, ce matin. Je préfère compter les wagons des trains immenses qui rivalisent avec mon armure jaune sur roue ou alors les immenses camions avec leur remorque de 50 mètres de long minimum qui vous plongent dans une poussière folle à leur passage. D’ailleurs, leurs conducteurs doivent être étonnés de me voir là. Certains me klaxonnent et me font un signe de la main, histoire de te rappeler ce que « lien social » veut dire. A moins qu’ils vous narguent pour vous rappeler que vous n’êtes pas grand chose sur ce bitume. Finalement, je préfère arrêter de penser.

Passer dans des villages fantôme

Voyager vers Alice Spring

Voyager vers Alice Spring

Par définition, je suis rousse. Donc je crains le soleil. Et c’est même devenue ma hantise. Les gens quand j’en croise dans les villes où je finis par arriver en fin de journée doivent me prendre pour une folle tellement je cours d’ombre en ombre tel un feu-follet. Mais je n’ai pas le choix car sinon j’en mourrai, ma peau ne pourrait pas résister. D’ailleurs, j’ai croisé dans un magasin une dame qui m’en a convaincue : « Les gens ici, ne peuvent pas vivre dehors. On attend que le soleil se couche pour vivre ici.  » Sur le coup, j’ai rigolé. Mais effectivement, j’ai l’impression d’arriver dans des villes fantômes où le soleil triomphe à chaque carrefour. J’ai soif et j’avale sans rire au moins 3 litres d’eau par jour. Je transpire en permanence, l’enfer ! Un peu plus, je bénirai en personne le créateur de la clim’… Non, ça pollue grave.

Kilomètres après kilomètres

Des vestiges de traces humaines sur la route vers Alice Springs

Des vestiges de traces humaines sur la route vers Alice Springs

Mais bon, les kilomètres s’avalent ainsi. J’en arrive à me demander s’il y a vraiment des gens qui habitent par ici car jusque là, je n’ai même pas croisé un kangourou pour me tenir compagnie. Si la fin du monde était arrivée, j’en saurai absolument rien. De temps en temps, un arrêt dans une station essence casse la monotonie du van. Je m’arrête, recharge mes bouteilles d’eau, m’achète un hamburger et je repars. Pas vraiment d’autres choix possibles, il n’y a rien par ici. D’ailleurs, il n’est pas rare de croiser sur le bord de la route de vieux ossements, vestiges d’une antilope ou d’un kangourou, peut-être ? En fait, j’en sais rien. Et comme je ne suis pas très rassurée, j’appuie sur l’accélérateur pour quitter cet endroit qui s’étale sur des kilomètres.

Au cœur de l’outback australien

Des panneaux d'apocalypse sur la route vers Alice Springs

Des panneaux d’apocalypse sur la route vers Alice Springs

J’ai l’impression de m’enfoncer toujours plus vers l’Outback australien. Dehors, pas un bruit. Juste celui d’un vent lourd, épais, chaud, brûlant même, qui a seul réussi à résister au soleil. Le désert est vaste et s’étale à perte de vue. Parfois, on tombe sur des panneaux flippant. Ici, « no gaz station until 200 kilometers »… Histoire de te faire réfléchir et surtout vérifier que tu entres sur un terrain hostile.  Car si tu tombes en panne, tu pourrai y mourir. Mais à force de persévérance et de force, j’arrive finalement après 5 jours de voitures non stop à Alice Springs. Mais qu’il me tardait car Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie peut vite être un cauchemar ! Une sorte de cité, véritable oasis dans ce désert de sable. On se réjouit à la vue d’un Mc. Do ou d’une autre enseigne, on jurerait presque que leur coca est le meilleur du monde après un tel trajet.

Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie

Voyager vers Alice Springs pour un road-trip en Australie

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Road-trip en Austalie

par

Jet-lag-trips.com

5 une etoileune etoileune etoileune etoileune etoile (basé sur 1 avis)

Rédigé par Christel Caulet

le 13 juin 2014

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5 Comments

  • […] jusqu’à Alicia Springs en Australie était comme un challenge. Du coup, comme je suis là, je décide d’y rester plusieurs jours […]

  • […] c’est parti pour 33 heures de routes en Australie ? Vous nous suivez ? Finalement je suis arrivée à Alicia Springs qui sera mon point de ralliement pour visiter les alentours comme Ayers Rock, le rocher […]

  • […] lendemain, je quitte déjà Roma pour me diriger vers Alicia Springs même si je vais avoir plusieurs jours de route ! […]

  • […] L’histoire de ces pierres retracent l’origine de la formation des Devils Marbles. Cette légende du Temps du Rêve raconte l’histoire d’un ancêtre, « Arrange », qui traversa ces terres. Son idée : se fabriquer une ceinture en cheveux, une parure traditionnelle portée exclusivement par les hommes aborigènes initiés. Alors qu’il torsadait les cheveux, il fit tomber des mèches au sol qui se transformèrent en énormes rochers rouges. Arrange retourna ensuite d’où il venait, une colline du nom d’Ayleparrarntenhe, où, selon la légende, il vivrait encore aujourd’hui. Un peu mystique comme histoire mais c’est la légende aborigène qui est décrite ici. Je m’en satisfais alors que je retourne à mon van où je vais passer ma nuit. Car je suis quand même à pratiquement 400 kilomètres de Alicia Springs. […]

  • […] quelques jours à Alicia Springs pour me reposer – enfin ! -, il est déjà temps de reprendre la route vers Adélaïde… […]

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