Voyager en A380

Compagnie aérienne

Voyager en A380, c’est vraiment une expérience en soi qui mérite cet article. Airbus group qui a lancé son oiseau de fer il y a maintenant plusieurs années a réalisé une véritable prouesse technique. Récit de voyage en A380.

Voyager en A380 Voyager en A380

Partir en A380

Voyager en A380. Évidemment, un voyage en A380 est mis en avant dès la réservation avec votre compagnie aérienne comme  si vous entriez dans une caste : « De plus, vous voyagerez en A380 », me précise l’agent de réservation au téléphone. Le plus gros avion civil du monde avec ses quatre turboréacteurs et un pont supérieur, l’A380 d’Airbus et moi allons cohabiter ensemble pendant plus de 17 heures de vol pour la durée de vol. Alors effectivement, cela mérite bien une mise en avant de Big Bird par la compagnie aérienne. Le jour J arrive et sincèrement, j’angoisse un peu. Non pas que je sois une flippée des voyages en avion, loin de là, j’adore ça mais ce qui m’angoisse, c’est le monde à bord. D’après ce que j’ai pu lire à l’époque de la sortie de cet avion, Airbus précisait bien qu’il transportait jusqu’à 800 personnes. De quoi vous donner des sueurs froides à l’idée d’habiter un espace exigu comme l’incarne le A380.

J’essaye donc de me rassurer en me rappelant les bonnes statistiques des vols en avion. Relax, girl ! Donc le jour J arrive et me voici à l’aéroport pour l’un de ces déplacements professionnels avec un vol Air France. Je fais le tour du Duty-free. Comme d’habitude, je passe toutes les étapes de douane, de sécurité aérienne et puis j’attends patiemment qu’on nous appelle pour embarquer. Contrairement à un hall classique, cette fois, le lieu est rempli de fauteuils grisonnants. Si au départ, on n’est juste que quelques-uns, au bout de 20 minutes, nous nous retrouvons très nombreux. La promiscuité d’un tel lieu et le bruit me poussent à m’isoler avec un indispensable du voyage : les écouteurs. Une hôtesse, membre de l’équipage, prend le micro et invite les gens à embarquer à bord de l’oiseau de fer pour ce transport aérien. Immédiatement, les gens s’agglutinent les uns aux autres et attendent patiemment leur tour dans une queue aussi longue qu’un dinosaure. Décollage imminent pour un vol aller retour à Los Angeles.

Siège en vue !

Je regarde ce spectacle en jetant un coup d’oeil rapide à la bête. De ce que j’en vois, elle en impose. Une élégance naturelle qui invite chaque gamin de ce vol Paris Los Angeles à vouloir le prendre en photo. Je me refuse alors à faire un  cliché inexploitable avec les reflets des gens qui font la queue. Pourtant, c’est vrai qu’il a de la gueule. Il est immense, par évidence. Pourtant, son design a été étudié pour éviter cette impression. Les lignes sont pures. Alors que je révasse devant l’engin, l’hôtesse rappelle les feignants de la queue (dont moi !) à venir embarquer. Why not ? J’avance, je montre mon passeport et avance dans le couloir. Voyager en A380…

Et c’est là que cela coince incontestablement. 800 personnes en vol, pourquoi pas ? Mais à faire entrer en si peu de temps autant de gens, c’est le cauchemar. Entre les mioches qui braillent, les personnes âgées qu’il faut aider, mon bagage cabine qui contient les 3/4 de ma vie,  j’ai l’impression d’être Mère Thérésa. Mais bon, je respire pour éviter de m’énerver. De toute façon, cela ne servirait à rien, on ne partira qu’une fois qu’on sera tous installés. Je jette quand même un coup d’oeil à mon numéro de siège car si je dois traverser l’avion, je ne suis pas sure d’arriver aussi sereine au bout. Heureusement, je ne suis pas trop loin, en classe économique. Siège en vue ! Ouf, je suis sauvée. Bon voyage !

Confort total en A380

En avançant vers mon siège, la compagnie aérienne française Air France a au moins l’intelligence de nous faire traverser la classe affaires, histoire de te faire rêver tout le long du trajet du jour où tu seras peut être assez riche pour t’offrir un special access en première. Mais bon, ne rêvons pas trop, ce jour là, n’est pas encore prêt à arriver malheureusement.  Dans cet espace chic, le confort semble optimal pour ce vol de cette compagnie française avec des sièges en classe business avec appuie tête, accoudoir et repose pieds qui te donneraient presque envie de dormir, sans vous parler de l’espace qu’ils ont et des couchettes. Et oui, il vaut mieux être riche que pauvre dans notre monde. J’aurai presque envie d’être surclassée… Mais bon, pas la peine de rêver, encore le sac d’une personne âgée à mettre dans les rangements. Je maudis le mec qui est juste devant moi et qui n’a même pas été foutu de transporter ce sac qui pèse minimum 20 kilos… Bon, ok, j’exagère mais j’ai le droit, non ?

Bon, allez plus que quelques mètres et j’arriverai à mon siège inclinable en classe éco. Ouf, le voilà. Je dépose déjà mon sac et les 3/4 de ma vie avec en haut avant de me raviser et d’en extraire l’essentiel. En l’occurrence : mon ordinateur, mon carnet de notes, une trousse de stylos, ma trousse de médicament, ma trousse La Vie en Rose, quelques magazines, mon iphone, mes écouteurs que je tente de mettre dans la sacoche qui sur le siège devant moi. Mais non, cela ne rentre pas. Je me ravise et allège mes essentiels. Je regarde alors le hublot, qui lui est tout petit alors qu’on est dans un si grand avion. Finalement, une hôtesse arrive, vérifie que j’ai bien attaché ma ceinture de sécurité au cas où il y aurait une turbulence et où que je serai trop bête pour avoir envie de mourir. Alors que je prends mes marques en regardant où sont les toilettes les plus proches, si j’ai suffisamment de place, où est l’espace restauration, je m’aperçois que j’ai rien écouté des mesures de sécurité. Je tente de me rassurer en me répétant que je ne risque rien, qu’Airbus group a du tout prévoir… Mais quand même… C’est vraiment peu rassurant. Heureusement, je file pour ce long courrier vers les États-Unis. Imagine les plages de Malibu, la coolitude branchée de Venice Beach… Oui, imagine… Cela ne coute pas cher de rêver.

Retour d’expérience pour mon premier vol en A380

A peine le commandant de bord nous informe sur nos conditions météorologiques de ce voyage en A380 qui s’annoncent excellentes, que nous sommes sur le point de décoller. Décollage immédiat. Aucune escale en vue, temps de vol : 10 heures. Et je n’ai rien entendu. J’ai juste senti quand la bête a mis les turbos pour grimper en l’air. Une légère secousse et puis… Plus rien. Si bien que j’interroge la grande gigue de voisin qui m’accompagne : « A-t-on décollé ?  » Il sourit, visiblement ravi d’avoir pu s’installer sans avoir les genoux dans le fauteuil avant et me répond : « Oui, regarde !  » Ah, oui, le hublot m’apporte la preuve qu’on est bien dans les airs. Les rayons du soleil viennent déjà me taquiner de leur reflet, le tapis blanc de nuages m’apaise. Et toujours pas de bruit… Non vraiment, l’insonorisation est magistrale et zen.

Finalement, mon voyage zen peut commencer… Oubliez le stress de l’embarquement, j’allume mon écran orientable et hésite dans le choix de films. De toute façon, je vais avoir le temps… Deux heures plus tard, j’ai envie de bouger. Je me lève et décide d’aller visiter les lieux. Je remonte l’avion jusqu’à mon point d’entrée, et là, je me fais gentiment rappeler à l’ordre par les stewards. Impossible d’aller à l’étage supérieur qui est une zone VIP. Donc pas d’accès possible au bar lounge et au salon privé. Encore un privilège de riches ! Je n’aurai même pas dû aller en première classe. Je fais demi-tour en éclatant de rire en pensant à la personne qui m’a laissée entrer en première et à l’avoinée qu’elle va prendre très certainement. Ça, c’est au moins le privilège du pauvre en avion !

Écran tactile

Voyager en A380 : Alors que je redescends mon avion, je scrute les passagers avec une attention sans précédent pour étudier  chacune de leur réaction. Sont-ils suffisamment à l’aise ? Ont-ils suffisamment de places ? Ont-ils eu les mêmes pensées que j’ai eu ? Je pars alors me chercher un verre d’eau. Le personnel de l’entreprise aérienne Air France est dans une telle discussion que je n’ose les divertir. Un service qualité qui se délite au fur et à mesure du vol. Je prends ma bouteille d’eau, en profite pour passer aux toilettes qui sont encore – dieu merci-  propres. Puis je me résous à revenir à ma place. Et je me réinstalle. J’avale un comprimé pour dormir. Et puis, j’attends… le sommeil qui, lui, s’est dégonflé et ne viendra pas. J’écrème alors chacune des touches de l’écran vidéo tactile positionné devant moi avant de me raviser dans ma frénésie de touches, en me disant qu’à force d’appuyer ça et là, je vais le faire bugger.

Je suis en plein « Blue Jasmine » quand une hôtesse m’apporte mon plateau repas minceur. J’attends quelques minutes que mon compagnon de voyage ait aussi son repas, histoire que je ne sois pas la seule à manger. Et puis, finalement, non… Ça prendrait trop de temps et je mangerai froid. Mon poulet a la saveur d’un poulet élevé à Tchernobyl et les légumes qui l’accompagnent ont autant de goût qu’un verre d’eau. Mais bon, j’avale tout ça en quelques minutes car il n’y a vraiment pas grand chose à manger. Moi qui croyais que des plats chauds équilibrés me seraient servi avec une bouteille d’eau, là, j’ai davantage l’impression qu’on m’a servi un plat pour mannequin rachitique. Même si j’apprécie l’idée que je puisse être quelques secondes mannequin… Promis, prochain voyage en A380, je prendrai un repas normal. Alors que j’ai fini de manger, mon compagnon commence le sien. Dommage pour la synchronisation. Je me replonge dans « Blue Jasmine« .

Un voyage dans l’avion A380

Au cours de ce voyage en A380, je constaterai que la principale avancée d’Airbus sur cet avion, c’est vraiment le bruit. On n’entend à peine les moteurs de notre bolide des airs. L’espace a été essentiellement amélioré pour les VIP ou les riches de la première classe. Pour nous, le peuple lambda, pas d’amélioration probante constatée de ce côté-là. J’ai donc l’impression d’être serrée comme une sardine même si dans la réalité, j’ai plus d’espace que je ne le crois. Et pourtant, je suis grande. Avec mes 1m75, j’arrive encore à avoir de l’espace entre mes genoux et le siège avant. C’est sans aucun doute les 3/4 de ma vie que je trimballe avec moi à chaque voyage qui amenuisent la sensation d’espace.

Quelques heures plus tard, nous allons atterrir à Los Angeles Airport. Le train d’atterrissage sorti, le gros porteur se pose déjà avec délicatesse sur le tarmac de Los Angeles. J’imagine alors les phénomènes de foule pour sortir de notre avion. Pourtant, même si ce fut toujours trop long, les portes s’ouvrent suffisamment vite pour permettre aux passagers d’en sortir tranquillement. Me voilà, déjà, à la douane. Une autre histoire, assurément !

Le décalage horaire sera de 10 heures.. Un voyage sur mesure peut alors commencer !

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